Heymoonshaker: nature blues, essence beatbox

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La Tribune

(Sherbrooke) Formé en 2009 par le guitariste et chanteur Andrew Balcon et par le percussionniste vocal Dave Crowe à la suite d'une rencontre dans un camping de la Nouvelle-Zélande, Heymoonshaker résulte d'une volonté de faire de la musique sans artifice, avec une grande part d'improvisation.

Après une pause de trois ans, le duo s'est reformé en Suède en 2012 pour se mettre plus sérieusement à la création de textes et de musiques, où l'économie de moyens est compensée par une force créatrice et un éclectisme musical impressionnant.

Après un premier maxi plutôt artisanal et vendu lors des spectacles du tandem, Heymoonshaker a lancé en octobre dernier son premier disque officiel, Noir. L'album de 12 chansons révèle une sonorité unique, avec un chanteur à la voix puissante, parfois rauque à la Tom Waits, accompagné d'un véritable phénomène de la percussion vocale. Dave Crowe pousse d'ailleurs très loin le human beatbox, technique vocale généralement associée au hip-hop.

«Avec la guitare et la voix, le human beatbox est comme un instrument. Nous avons découvert que nous pouvions faire quelque chose de nouveau, de différent. C'est un son que nous avons créé, que nous avons défini. Nous consacrons beaucoup de temps à l'expérimentation», dit Andrew Balcon, qui reconnaît avoir été influencé par Tom Waits dans sa jeunesse, ce qui confère une ambiance à la fois déjantée et bouleversante à certaines pièces comme Find Myself a Home.

Retour au Québec

Lorsqu'on lui demande pourquoi Heymoonshaker s'est lancé dans une tournée québécoise de 24 villes - qui tire à sa fin -, Andrew Balcon répond qu'une première visite ici en 2014, suivie de quelques spectacles début 2015, a incité le groupe à revenir.

«Notre première tournée ressemblait à un entraînement militaire, mais là, c'est une vraie tournée. En fait, nous sommes en tournée depuis quatre ans, de sorte qu'on peut avoir l'air plus vieux que nous le sommes.»

Heymoonshaker se définit d'abord comme un groupe de scène. «Pour notre premier EP, nous n'avons pas eu le temps de peaufiner nos chansons. La captation était plus spontanée. Nous avons gardé cet esprit sur scène et nous y allons selon l'ambiance du moment», mentionne Andrew.

Dave Crowe n'a recours à aucun préenregistrement. «Il n'y a pas de compresseur audio, pas de réverbérations acoustiques. Nous voulons que ce soit le plus organique possible», insiste le chanteur.

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Au Théâtre Outremont aujourd'hui et demain, dans le cadre d'une tournée québécoise.

Denis Dufresne, La Tribune

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