Monogrenade: les choses plus grandes que nous

Le groupe montréalais Monogrenade a lancé mardi son... (Photo: Martin Chamberland, La Presse)

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Le groupe montréalais Monogrenade a lancé mardi son second album, intitulé Composite.

Photo: Martin Chamberland, La Presse

Le groupe Monogrenade a lancé mardi son Composite, un deuxième album «rétro-futuriste» qui s'interroge sur la complexité des rapports humains et l'infini de la psychologie humaine.

Le chanteur et compositeur principal du groupe, Jean-Michel Pigeon, a découvert un univers de possibilités en expérimentant une boîte à rythmes électronique Linn Drum appartenant à son colocataire de studio. Des squelettes de chansons ont pris forme, puis ses camarades François Lessard, Marianne Houle, Mathieu Collette, Ingrid Wissink et Julie Boivin ont mis de la chair autour de l'os.

Pour intensifier le contraste organique des arrangements de claviers, ils ont invité en studio le joueur émérite de cor français Pietro Amato (Bell Orchestre, The Luyas, Arcade Fire), le quatuor à cordes Mommies on the Run, ainsi que Marie-Pierre Arthur pour un duo.

Résultat: de la pop-indie aux élans éclectiques inspirés librement du meilleur de l'époque musicale actuelle.

Jean-Michel Pigeon répond à nos questions.

Q: Comment s'est déroulé l'enregistrement de Composite?

R: Pour notre premier album, Tantale, nous nous étions enfermés pendant trois mois dans un chalet. Pour Composite, le processus a été complètement différent. Lors d'une tournée en France, nous avons passé trois jours à enregistrer des trucs au studio La Frette. Les chansons n'étaient pas vraiment prêtes, mais on a gardé des lignes de batterie ou de guitares pour deux chansons. Ensuite, j'ai composé des trucs de mon côté et nous avons complété le reste tous ensemble dans mon studio à Montréal.

Q: En quoi les spectacles du premier album ont-ils influencé Composite?

R: Après notre premier album, beaucoup de gens ont dit que notre musique explosait plus avec le live. Notre premier disque était plus prudent. Là, je voulais que ça lève plus.

Q: Il paraît que tu as découvert un monde de possibilités en expérimentant avec un clavier.

R: Oui, c'est un hasard. Dans le studio où je suis installé, mon partner a un clavier. J'ai découvert l'univers vaste de tous les sons qu'on peut faire. Ça peut être organique comme ça peut aller complètement ailleurs.

Q: En écoutant Composite, les arrangements variés ont des références manifestes ici et là. Est-ce la conséquence d'un plus grand lâcher-prise?

R: Je ne sais pas si c'est la même chose pour tous les compositeurs, mais j'ai eu envie de faire ce que j'aime sans m'imposer de barrières, et de broder autour de certaines idées sans me poser de questions.

Q: À quelles fins la science est-elle au coeur des paroles de Composite?

R: Les textes et l'album ont pris leur sens avec la chanson Cercles et pentagones. Je me suis rendu compte que les textes parlaient des différents types de personnalités et de la complexité des rapports humains.

Les pentagones entrent dans un cercle et ils sont formés de triangles. Le titre Composite illustre que nous sommes la compilation de plein d'éléments: nos expériences, notre génétique...

Q: Monogrenade connaît beaucoup de succès en France. Est-ce grâce au journaliste des Inrocks Thomas Burgel, qui a louangé votre musique?

R: C'est certain. Les Inrocks, c'est vraiment une référence. Leur plume est pesante [...]. Nous sommes allés en France quatre fois. Nous avons joué en tête d'affiche et en première partie de Coeur de pirate, d'Ariane Moffatt. On devrait y retourner à la fin du mois de mai.




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