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Prise de son: Barr Brothers, Félix Dyotte et Cherry Chérie

The Barr Brothers... (Photo Brigitte Henry, fournie par Secret City Records)

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The Barr Brothers

Photo Brigitte Henry, fournie par Secret City Records

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Difficile de vous orienter parmi les nombreuses sorties de la semaine, les actualités musicales et les innombrables spectacles à Montréal? Notre journaliste vous sert de guide.

Le doux réveil des Barr Brothers

Trois après la parution de Sleeping Operator, les Barr Brothers sortent de leur dormance avec Queens of the Breakers, qui collectionne les dithyrambes des deux côtés de l'Atlantique.

L'ellipse a permis aux frères fondateurs, Andrew et Brad Barr, de vivre tous deux la paternité pour la première fois. «Composer était tout un défi, admet le chanteur, parolier et guitariste du quatuor devenu trio. J'ai dû trouver de nouveaux moments et de nouvelles façons d'écrire la musique.»

Le temps qui fuit et ce qu'il échappe dans sa course soudent cette livraison folk-rock. La pièce-titre réfère d'ailleurs à une résidence du Rhode Island, The Breakers, où les frangins enfilaient les vêtements de leur mère, puis sortaient dérider les touristes.

La facture musicale, elle, est gorgée - mais pas engorgée - d'influences classiques et modernes: Bruce Springsteen, Paul Simon, les Stones ou The War on Drugs, avec qui les Barr Brothers partageront les routes européennes en novembre. La harpe ample et tragique de Sarah Pagé pèse plus que jamais sur l'authenticité du projet, façonné par de nombreux moments d'improvisation. Le nom du groupe ne fait-il pas une exclue? «À voir comment sont allées les choses, j'aimerais parfois que nous ayons trouvé un nom plus inclusif», admet Brad.

Félix Dyotte... (Photo fournie par l’artiste) - image 2.0

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Félix Dyotte

Photo fournie par l’artiste

On a écouté: Politesses, de Félix Dyotte

Comme elle est belle et réjouissante, la pop, entre les mains d'une courte liste d'orfèvres. À l'instar de son complice Pierre Lapointe, Félix Dyotte, qui savait déjà apparier substance et légèreté avec feu Chinatown, prouve une deuxième fois en solo sa maîtrise de la chansonnette aux dédales «Harlequin». Il y a du Gainsbourg sur Je cours (avec sa complice Évelyne Brochu), du Delerm sur Stop Idaho, du Indochine sur Croix (avec Béatrice Martin) et, surtout, du Dyotte un peu partout; l'accent, le verbe, les lignes de guitare, appuyées tour à tour de violons, de percussions, de voix féminines ou de piano. Oui, comme elle peut être belle et réjouissante, la pop!

Événement: De fins LIMMiers

Il y aura du talent au mètre cube au Club Soda le 24 octobre, à l'occasion d'un «spécial ADISQ» de la Ligue d'improvisation musicale de Montréal (LIMM). Les nommés au gala Alexandre Désilets, Antoine Corriveau et Émile Bilodeau, notamment, astiqueront leurs instruments en vue de remporter la joute de jams épiques. Qui dit mieux? Sabrina Halde (de Groenland), Jacques Jacobus, Guy Bélanger et Alan Prater (The Brooks) se prêteront aussi au jeu, secondés par une dizaine d'improvisateurs chevronnés, dont Alex McMahon et Jean-Philippe Goncalves. «Ce sera le plus grand spectacle de la LIMM dans sa glorieuse carrière», assurent les organisateurs.

Le chiffre de la semaine: 1 million

C'est le nombre de vues sur YouTube qu'a atteint cette semaine le premier clip du rappeur québécois Loud, 56K. L'ex-membre de Loud Lary Ajust a réalisé cet exploit en moins de six mois. La chanson est tirée du EP New Phone, qui trouvera sa suite le 10 novembre avec un album complet, le bien nommé Une année record.

Visionnez le clip complet: https://www.youtube.com/watch ?v=jNph5c1hYMs

Cherry Chérie... (PHOTO IVANOH DEMERS, archives LA PRESSE) - image 3.0

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Cherry Chérie

PHOTO IVANOH DEMERS, archives LA PRESSE

Des nouvelles de... Cherry Chérie

Si le premier rugissement de Cherry Chérie en 2015, J'entends la bête, rappelait le goût acidulé des bonbons aux cerises, la suite évoque davantage l'amertume de la réglisse noire. Nous voilà en terre rétro-trash, où le rock vintage est balayé par la houle des bords de mer. Le quatuor fait hurler ses guitares quelque part entre Chuck Berry et les Beach Boys, mais sans les habits proprets. Au fil de textes cinématographiques, l'album-concept nous amène peu à peu à Veracruz, paradis balnéaire en déclin, mais non sans «tragédies en tuxedo» et déchirures du coeur. Aux côtés des Deuxluxes, de Galaxie ou des Breastfeeders, en voici d'autres qui savent savamment rocker en français. Dans les bacs vendredi sous étiquette Coyote Records.

Un EP qui promet: Yūgen, de Gazoline

Virage à 180 degrés pour la formation saguenéenne Gazoline, qui carbure au garage rock depuis plus de 10 ans. À écouter dès vendredi, le EP Yūgen, concept esthétique japonais, rassemble cinq titres très pop et très libres, teintés par le vocodeur et les synthétiseurs. Force est de saluer la prise de risque dès la première écoute. Et pas de doute: les inflexions new-wave, déjà explorées sur Brûlensemble, siéent fort bien au quatuor. 

Réédition: Holubowski: version améliorée de la solitude

Matt Holubowski fait paraître vendredi Solitudes (Epilogue), soit son plus récent album rehaussé d'un EP de trois chansons. Les irréductibles reconnaîtront Dawn, She Woke Me, défendue en concert, tandis que la brouillardeuse The Weatherman (or, The Felonies are Magnets on my Coat) et Nostalgiablue, enregistrées avec l'équipe de tournée, sont flambant neuves. Une nouvelle occasion de découvrir cet auteur-compositeur-interprète folk d'exception, dont le passage à La voix ne semble désormais qu'un mince détail.




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