Les hipsters débarquent à Sainte-Thérèse

Julien Aidelbaum, fondateur du festival Santa Teresa, estime... (PHOTO HUGO-SEBASTIEN AUBERT, LA PRESSE)

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Julien Aidelbaum, fondateur du festival Santa Teresa, estime que Sainte-Thérèse, dans la couronne nord, est un lieu parfait pour accueillir son événement. « Notre festival a lieu au centre-ville et tout est à distance de marche », dit-il.

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De jeudi à samedi prochain, dans la couronne nord, des amateurs de musique applaudiront des artistes réputés comme Patrick Watson, City and Colour, Safia Nolin et A Tribe Called Red. Ceux-ci pourraient bien faire partie de grands festivals urbains comme Osheaga, mais ils participeront plutôt au premier festival Santa Teresa, aux côtés de Louis-Jean Cormier, Beyries et Alaclair Ensemble. Rencontre avec le fondateur et directeur artistique, Julien Aidelbaum.

Produire un festival de musique à Sainte-Thérèse, vous ne trouviez pas ça risqué?

Il y a toujours un risque lorsque nous créons un nouvel événement. Mais j'y voyais plus d'aspects positifs que négatifs. Dans la couronne nord, il y a un réel besoin de spectacles plus éclectiques, qui sortent des circuits traditionnels. Et vous savez, c'est une ville qui est très propice pour accueillir un festival. Ce n'est pas pour rien que le slogan de Sainte-Thérèse est «Ville d'arts, de culture et de savoir». Il y a énormément de vie, d'énergie, et il y a une forte présence étudiante. Notre premier public est d'ailleurs les élèves du cégep Lionel-Groulx.

Diriez-vous qu'il y a de plus en plus d'événements en banlieue qui s'adressent aux jeunes?

Ça fait longtemps que je m'implique dans l'organisation de spectacles dits alternatifs en banlieue. Depuis 2009, j'ai entre autres présenté IAM, Half Moon Run et Charlotte Cardin dans la couronne nord. Mais je dirais qu'il y a des moments où il y a plus d'intérêt du public que d'autres. Et en ce moment, nous sommes dans un «momentum». Il y a de plus en plus un public pour les artistes émergents, notamment grâce aux cégépiens. Après avoir organisé des spectacles, c'était le cours des choses de penser à quelque chose de plus gros comme un festival. Et c'est naturellement que j'ai pensé à Sainte-Thérèse. Sans y avoir habité, j'ai fréquenté cette ville et j'y ai tissé des liens. Je sais que c'est une ville artistique.

Est-ce que ce sont des jeunes qui boudent Montréal qui iront au festival?

Non, Montréal a sa place. Tout comme la Rive-Sud et la couronne nord. Une personne qui décide de fréquenter le festival Santa Teresa va vivre une expérience complètement différente de celle qu'elle pourrait vivre à Montréal. Notre festival a lieu au centre-ville et tout est à distance de marche. On dirait que la ville a été faite sur mesure pour un festival! Il y a trois gros événements à l'église, un à l'extérieur, et tout un parcours dans les bars. Pour ce dernier, j'imagine que les gens vont juste marcher d'une place à l'autre et découvrir des artistes. C'est cette expérience que les gens veulent vivre et qu'ils ne vivront peut-être pas ailleurs. Mais ça n'enlève rien à Montréal.

Avez-vous confiance que cette première fois sera un succès?

Oui, nous croyons que nous allons attirer 10 000 personnes, ce qui est très bien pour une première édition. Ça se vend bien, le spectacle de City and Colour et ceux de Patrick Watson sont complets. Nous ne l'avons pas encore annoncé, mais nous travaillons déjà sur la deuxième édition en 2018.

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En divers lieux de Sainte-Thérèse, du 27 au 29 avril.




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