Six concerts qui ont fait vibrer la métropole

Le chef d'orchestre Charles Dutoit avec l'OSM... (Photo BERNARD BRAULT, Archives LA PRESSE)

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Le chef d'orchestre Charles Dutoit avec l'OSM

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La Presse

Les scènes de Montréal ont accueilli de nombreux grands noms de la musique encore cette année. Voici six concerts qui resteront gravés dans nos mémoires.

Dutoit et Argerich à l'OSM

Maison symphonique, les 18 et 20 février

Le retour triomphal de Charles Dutoit au lutrin de l'OSM, en février, après presque 15 ans d'absence, a donné lieu à deux soirées mémorables à la Maison symphonique. En très grande forme, le maestro n'a pas ménagé ses effets dans des oeuvres spectaculaires: le Carnaval romain de Berlioz, Pétrouchka de Stravinski et La valse de Ravel. Toutefois, le concert n'aurait pas été le même sans la présence de la légendaire pianiste Martha Argerich - éblouissante et émouvante dans le Concerto no 1 de Beethoven. Après de multiples retours sur scène pour saluer la foule sous de longs applaudissements à la fin du concert, Dutoit s'est lancé dans un rappel avec une oeuvre emblématique de l'OSM, le Boléro de Ravel. - Caroline Rodgers, collaboration spéciale

Prince

Théâtre Maisonneuve, le 21 mars 

Le 17 mars dernier, feu Prince a causé la surprise en annonçant à la dernière minute - fidèle à son habitude - deux représentations d'un spectacle solo intitulé Piano & A Microphone, qui allait avoir lieu quatre jours plus tard au Théâtre Maisonneuve, un lundi soir, à 19 h et 22 h. Nous avons eu le privilège d'assister à la première représentation. C'était une première pour nous de voir la légende sur scène. Sans le savoir, cela allait aussi être la dernière... Un mois plus tard, Prince a rendu l'âme. Déjà événementiel à la base, le piano-bar qu'a donné Prince au Maisonneuve aura finalement été historique. La formule solo au piano mettait en valeur sa voix, ses textes charnels et son plaisir d'être sur scène. Anticonformiste, séducteur, perfectionniste et talentueux, Prince n'a jamais rien fait comme les autres. Sur scène, il décidait de tout, si bien que les spectateurs qui le voyaient en spectacle étaient parfois sur la corde raide. Une vraie rock star comme il n'en existe pratiquement plus... - Émilie Côté

Peter Gabriel et Sting lors de leur spectacle... (Photo André Pichette, archives La Presse) - image 2.0

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Peter Gabriel et Sting lors de leur spectacle au Centre Bell.

Photo André Pichette, archives La Presse

Anderson .Paak

Au Théâtre Fairmount, le 9 juin 

Prodigieux Anderson .Paak! Son approche à la fois instrumentale et numérique, ses habiletés de chanteur et de rappeur, la grande exécution de sa formation, sa présence sur scène, l'énergie déployée par sa machine de spectacle: voilà autant d'arguments pour nous mettre sur le cul. Les mélomanes qui ont pu se faufiler au Théâtre Fairmount en juin dernier pourront dire qu'ils «étaient là»: ils ont assisté à l'émergence d'un artiste qui a tous les atouts pour assurer sa pérennité, sur scène comme en studio. Voilà une découverte comparable aux André 3000, Erykah Badu, Janelle Monáe ou Kendrick Lamar. - Alain Brunet

Peter Gabriel et Sting

Centre Bell, le 5 juillet

Sting nous avait déjà fait le coup avec Paul Simon en 2014, mais ce spectacle commun avec Peter Gabriel, son «jumeau tantrique», était beaucoup plus fort. La tournée Rock Paper Scissors, qui s'est arrêtée deux jours plus tard sur les plaines d'Abraham par une soirée d'ouverture du Festival d'été que Sting a trouvée mémorable mais un peu frisquette, a prouvé que ces deux Anglais francophiles étaient vraiment prêts à partager leur musique, quitte à ce que Sting reprenne du Genesis, ce que s'interdit Gabriel depuis très longtemps. Ce n'était pas un concours de popularité: les fans de l'un ont été conquis par l'autre et sont repartis tout sourire après plus de trois heures de musique réjouissante. Il y avait longtemps que nous n'avions pas vu ces deux-là aussi convaincants sur scène. Sting nous disait cet automne qu'ils se sont tellement amusés qu'ils comptent bien repartir en tournée ensemble en 2017. Ne ratez surtout pas ça. - Alain de Repentigny

Steve Coleman and Five Elements en spectacle au... (PHOTO BENOIT ROUSSEAU, FOURNIE PAR LE FESTIVAL DE JAZZ DE MONTRÉAL) - image 3.0

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Steve Coleman and Five Elements en spectacle au Monument-National.

PHOTO BENOIT ROUSSEAU, FOURNIE PAR LE FESTIVAL DE JAZZ DE MONTRÉAL

Steve Coleman

Au Monument-National, le 5 juillet, dans le cadre du FIJM

Steve Coleman n'est pas une superstar du jazz comme le sont Keith Jarrett, Joshua Redman, Wynton Marsalis ou Brad Mehldau, mais osons cette prédiction: l'histoire de la musique jugera colossale l'oeuvre de ce saxophoniste, compositeur, arrangeur et leader d'orchestre. De concert avec des acolytes de haute tenue (Anthony Tidd, basse, Sean Rickman, batterie, Miles Okazaki, guitare, Jonathan Finlayson, trompette), il a donné le concert le plus nourrissant du FIJM 2016. Son langage est unique par ses surimpressions de patterns rythmiques extrêmement complexes et pourtant fluides et entraînants, au-dessus desquels chaque instrument mélodique ou harmonique développe un discours à la fois autonome et complémentaire. Tout simplement wow! - Alain Brunet

Adele

Centre Bell, les 30 septembre et 1er octobre

«Comme ça, vous avez vos billets depuis Noël l'an dernier?», a dit en substance Adele à ses fans qui ont payé le fort prix pour la voir au Centre Bell cet automne et qui ne l'ont pas regretté une seconde. Tout dans ce spectacle était top niveau: les musiciens, l'immense écran dernier cri et même la pluie qui tombait autour de la chanteuse sur la petite scène à l'autre bout de la patinoire pendant Set Fire to the Rain, un truc que Céline Dion utilise depuis longtemps à Las Vegas. Mais même sans les énormes moyens mis à la disposition d'Adele, ce récital aurait comblé les spectateurs les plus exigeants. La dame était en voix - on s'en doutait un peu -, mais elle était surtout aussi volubile, drôle, sympathique et sans manières que dans l'intimité de l'Olympia montréalais en mai 2011. Symbiose parfaite. - Alain de Repentigny




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