CMIM: ils respirent la musique

Cette année, le Concours musical international de Montréal, qui s'est ouvert... (Photos Robert Skinner, La Presse)

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Caroline Rodgers

Collaboration spéciale

La Presse

Cette année, le Concours musical international de Montréal, qui s'est ouvert hier, met le violon à l'honneur. En tout, 23 musiciens d'une douzaine de pays se disputent 86 000 $ en prix devant un jury international. La Presse a rencontré cinq candidats pour comprendre ce qui, au-delà des prix, motive ces jeunes passionnés.

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Ioana Cristina Goicea

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Ioana Cristina Goicea, 23 ans, Roumanie

« Je viens d'une famille de musiciens et il était normal d'apprendre un instrument. Ma mère est violoniste et mon grand-père l'était aussi. J'ai été sélectionnée pour venir au CMIM il y a seulement deux semaines, pour remplacer un autre candidat. Je devais donc obtenir mon visa en très peu de temps et cela a été une démarche extrêmement stressante et épuisante. J'ai reçu mon visa et acheté mon billet d'avion seulement quelques jours avant le début du concours. Maintenant que je suis arrivée, je suis très heureuse et fébrile, j'ai hâte de commencer. J'ai été désignée pour jouer la première par le tirage au sort. Je crois que le CMIM ouvre énormément de portes aux candidats. »

Les épreuves de quart de finale et de demi-finale se déroulent à la salle Bourgie, tandis que la finale et le concert gala du 2 juin auront lieu à la Maison symphonique. Toutes les épreuves sont aussi diffusées en direct sur medici.tv.

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Richard Lin

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Richard Lin, 24 ans, Taiwan-États-Unis

« Je suis né aux États-Unis, j'ai grandi à Taiwan et à 16 ans, je suis retourné vivre aux États-Unis. J'habite à New York où j'ai décroché un diplôme de l'école Juilliard. J'ai participé à une foule de concours. Chaque fois que j'y prends part, je trouve ça très stressant, mais j'aime me donner des défis. J'aime surtout rencontrer des gens et me faire de nouveaux amis. J'apprends beaucoup d'eux. Je pense que quiconque participe à un concours de ce niveau est déjà excellent musicien et va avoir une belle carrière. Mon but ultime est de devenir soliste. Depuis que je suis tout petit, je m'imagine en train de jouer le Concerto pour violon de Tchaïkovski avec un orchestre, et je l'ai déjà fait à quelques reprises. »

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Diana Pasko

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Diana Pasko, 27 ans, Russie

« J'ai commencé le violon à 3 ans et j'étudie maintenant au Conservatoire de Moscou. Je pense que la musique a un grand pouvoir d'amour. Même quand on est tout petit, elle peut nous toucher et être près de notre coeur. J'ai participé à une foule de concours en Russie, en Italie, en Allemagne. Je ne compte pas le nombre d'heures où je répète chaque jour. Je joue parce que le violon, pour moi, est comme l'air que je respire. Je ne sais pas comment je pourrais vivre sans musique. Mon professeur et mentor a gagné un concours ici, à Montréal, en 1969. Je pense que ce concours est l'un des meilleurs tremplins qui soient pour nous lancer sur la scène internationale. »

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Fedor Rudin

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Fedor Rudin, 23 ans, Russie-France

« Je suis né en Russie, mais j'ai grandi en France. Je viens d'une famille de musiciens et j'ai commencé le violon à 5 ans. Pour moi, dans la vie, l'important est de faire de la musique. C'est la deuxième fois que je participe au CMIM et j'ai fait une tonne d'autres concours. Cette fois, je n'ai pas d'attentes particulières, car à mon avis, les concours, en art, sont influencés par une foule de facteurs qu'on ne contrôle pas. J'adore Montréal et j'étais très content d'être sélectionné à nouveau. Je me suis dit que j'allais me faire plaisir en revenant, et j'espère que je ferai aussi plaisir au public qui m'écoutera. Évidemment, comme j'ai déjà participé, j'espère me rendre en finale. »

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Anna Lee

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Anna Lee, 20 ans, Corée du Sud

« Mon père jouait un peu de violon comme passe-temps et j'ai commencé à l'apprendre à 4 ans. Tous les candidats qui sont ici sont extrêmement bien préparés et nous avons hâte de jouer. Nous sommes tous ici pour faire avancer notre carrière. C'est une magnifique visibilité, car tous les concerts sont diffusés en direct sur le web. On pourra nous entendre partout sur la planète. C'est aussi une expérience extraordinaire, une façon de nous pousser pour voir jusqu'où on va aller, et c'est très intense. Cela met à l'épreuve notre capacité de concentration et notre endurance. Je crois qu'on pourrait comparer cela à une longue tournée, c'est donc très utile sur plusieurs plans pour notre développement musical. »

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