Déferlement d'hommages à Papa Wemba

Alain Akouala Atipault, ministre congolais de la Culture,... (PHOTO AFP)

Agrandir

Alain Akouala Atipault, ministre congolais de la Culture, a tenu à se recueillir auprès du cercueil de Papa Wemba.

PHOTO AFP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
Kinshasa

Banques, stations-service, restaurants, sociétés de télécommunications et anonymes quadrillaient Kinshasa mardi avec des banderoles d'hommage à l'idole de la musique congolaise, Papa Wemba, mort sur scène le 24 avril à Abidjan.

Dans le Couloir Madiakoko, quartier général de Viva la Musica, le groupe créé par Papa Wemba, chaque parcelle, restaurant ou atelier de couture a placé une banderole en hommage à celui qui s'était autoproclamé «chef coutumier» du «village Molokaï» qui regroupe cinq rues de Matonge, le quartier populaire et remuant du centre-ville.«Nous avons vu des personnalités et célébrités mourir mais cette fois c'est spécial», dit Ange Kasongo face aux hommages rendus au chanteur, qualifié de «formateur des idoles», «100% star», «icône de la musique africaine», «maître d'école», «baobab», «modèle», «chef coutumier», «grand prêtre» ou «parrain», sans compter ses innombrables sobriquets et surnoms en jargon congolais.

«Tout le monde veut faire monter sa banderole. Je n'en ai jamais fait monter autant pour un événement», dit Diego, banderole à la main et montrant un immeuble inachevé où dix autres sont déjà accrochées.

«Nous sommes en quête d'espaces (..) pour nos clients», ajoute-t-il, indiquant qu'il est payé 10 dollars par pièce.

«Ne rien faire flotter en mon nom équivaut à un zéro», s'amuse Marie-Thérèse dont la banderole vient d'être élevée.

La dépouille du «roi de la rumba» congolaise est exposée depuis lundi au Palais du peuple, siège du Parlement où les travaux de la session sont suspendus momentanément. Les responsables politiques, des anonymes et autres célébrités ont continué mardi à lui rendre un dernier hommage tandis que plusieurs milliers d'anonymes étaient rassemblés devant le bâtiment.

Il doit être enterré mercredi dans un cimetière dans l'est de Kinshasa.

Né il y a 66 ans dans le centre de la République démocratique du Congo, le chanteur s'est effondré lors d'un concert en Côte d'ivoire où il participait au Festival des musiques urbaines d'Anoumabo (Femua), un quartier populaire d'Abidjan.

L'église catholique a salué la mémoire d'«un digne fils de la RDC, un chrétien catholique engagé, qui a porté le témoignage de l'Église en diffusant le message du Synode des évêques pour l'Afrique sur la réconciliation, la justice et la paix».

En novembre 2011, Papa Wemba avait participé au concert pour l'arrivée du pape Benoît XVI à Cotonou au Bénin.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Arts

Tous les plus populaires de la section Arts
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer