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Décès de Phife Dawg, fondateur d'A Tribe Called Quest

Phife Dawg était un «guerrier des mots», un... (PHOTO AP)

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Phife Dawg était un «guerrier des mots», un «vrai conteur social enflammé», a affirmé Chuck D du groupe de rap Public Enemy.

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Agence France-Presse
New York

Malik Taylor, plus connu sous le pseudonyme de Phife Dawg, est décédé mardi à 45 ans, une disparition qui a déclenché une vague d'hommages à l'un des membres fondateurs du célèbre groupe de rap A Tribe Called Quest.

DJ Chuck Chillout, un DJ de hip hop new-yorkais renommé, a annoncé la mort du rappeur sur son compte Twitter.

La cause exacte du décès n'a pas été communiquée mais le natif du district du Queens, à New York, souffrait depuis des années de complications liées au diabète, qui avaient notamment nécessité la greffe d'un rein en 2008.

«Nous n'oublierons pas la manière dont il a influencé nos vies. Seul son amour pour Dieu et sa famille surpassaient sa passion pour la musique et le sport», a déclaré sa famille dans un communiqué.

Phife Dawg est, avec Q-Tip (Kamaal Ibn John Fareed), le visage le plus connu du groupe A Tribe Called Quest, formé en 1985 à New York.

S'il n'est pas, loin s'en faut, le groupe de rap qui a connu le plus de succès, il a marqué durablement le genre, avec un style enjoué, humoristique mais parfois politique, plein de poésie, marqué par l'influence du jazz.

Ses trois premiers albums sont aujourd'hui considérés comme des classiques de l'histoire du rap, avec des morceaux emblématiques comme Can I Kick it?, Check the Rhime ou Scenario.

Le groupe s'est séparé en 1998, juste après la sortie de son cinquième album, The Love Movement. Il s'est depuis reformé à plusieurs reprises ponctuellement à l'occasion de concerts.

Au sein du groupe, Phife Dawg se distinguait par sa voix un brin nasillarde, un style percutant, sa petite taille (1,60 m) et son visage rond.

Présent sur quatre titres seulement du premier album, People's Instinctive Travels and the Paths of Rythm, Phife Dawg a progressivement pris de l'importance.

Il avait sorti en 2000 un album solo, Ventilation: Da LP, qui n'avait pas rencontré le succès.

Dans un entretien au magazine Rolling Stone, le mois dernier, Phife Dawg attribuait le succès et l'influence de A Tribe Called Quest à son ambition collective.

«Nous voulions avoir la longévité d'Earth, Wind and Fire, Prince, ce genre d'artistes. Nous ne voulions pas être le groupe de deux ou trois succès», avait-il expliqué.

Pour Chuck D, du groupe de rap Public Enemy, Phife était un «guerrier des mots», un «vrai conteur social enflammé», a-t-il tweeté mardi en réaction au décès de Malik Taylor.

«Phife a rappé des phrases d'ouverture qui sont parmi les plus classiques du hip hop», a réagi le musicien et producteur britannique Mark Ronson.

«Un jour très triste... Condoléances à la famille RIPPhife», a tweeté le DJ Prince Paul, producteur historique du groupe de rap new-yorkais De La Soul, très proche de A Tribe Called Quest.

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