Juliette Gréco fête ses 89 ans sur scène

La chanteuse enchaîne les concerts depuis le printemps... (PHOTO FRANÇOIS GUILLOT, AFP)

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La chanteuse enchaîne les concerts depuis le printemps dernier avec le désir de repasser par tous les lieux emblématiques de sa carrière démarrée en 1949.

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Agence France-Presse
PARIS

La chanteuse française Juliette Gréco a fêté dimanche à Paris ses 89 ans sur la scène du Théâtre de la Ville plein à craquer, enchaînant avec brio une vingtaine de chansons et récompensée par un Joyeux anniversaire chanté debout par la salle.

Robe de velours noir, mains virevoltantes, tour à tour espiègle ou dramatique, Juliette Gréco a partagé avec un millier de spectateurs ses plus grands succès écrits par de célèbres auteurs de la chanson comme Léo Ferré, Serge Gainsbourg ou Jacques Brel: Paris Canaille, L'Accordéon, La Javanaise, Ne me quitte pas ou Amsterdam.

« Je ne devrais pas le chanter, je sais, je sais mais je vais le faire », dit-elle, espiègle, avant de céder au plaisir de Déshabillez-moi, l'un de ses titres fétiche, chanté d'une voix gourmande et incroyablement jeune sous les applaudissements du public.

C'est sur cette scène du Théâtre de la Ville qu'elle a créé cette chanson en 1968.

Accompagnée par son pianiste de mari, Gérard Jouannest (82 ans) et un accordéoniste, elle termine son récital par la chanson que lui a écrite l'auteur compositeur Miossec, Merci, sous une pluie de pétales roses en papier et un public attendri.

« C'est un joyau incomparable. Elle s'installe dans les mots des autres. J'ai encore les yeux luisants », a confié à l'AFP Christiane Taubira, l'ex-ministre de la Justice, émue comme la quasi-totalité du public par ce concert donné dans le cadre de la tournée d'adieux de celle qui reste une « jolie môme ».

Émotion aussi pour la chanteuse qui revient encore une fois sur scène, les mains sur le coeur pour remercier un public qui lui a offert un « joyeux anniversaire Juliette » chanté par toute le salle.

« C'est toute ma jeunesse. On a le même âge. J'allais écouter Boris Vian au Tabou. Elle m'est rentrée dans la peau. Elle me rappelle tant de souvenirs... », confie Colette tandis qu'Anne-Marie « ne trouve pas les mots » pour décrire une interprète « géniale ».

Muse de Saint-Germain-des-Prés, Juliette Gréco a participé dans les années 40 après la guerre à l'effervescence intellectuelle et artistique qui a animé ce quartier de la rive gauche de Paris.

La chanteuse enchaîne les concerts depuis le printemps dernier avec le désir de repasser par tous les lieux emblématiques de sa carrière démarrée en 1949.

Déjà passée par trois salles de la capitale en décembre, sa tournée d'adieux fera de nouveau étape à Paris cette année: le Casino de Paris le 17 avril puis la salle Pleyel le 9 décembre. Elle doit aussi aller au Japon et en Grande-Bretagne en juin.

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