Quelle chanson en arrache?

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Les salles de spectacle québécoises ont attiré 6,8 millions de personnes en 2014.

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Daniel Lemay
La Presse

Petit survol statistique à l'intention de ceux qui aiment se voir dans les chiffres... et des autres qui songent à se lancer comme producteur dans les arts de la scène... Grand angle: les 17 142 spectacles présentés dans les 638 salles du Québec au cours de l'année 2014 ont attiré 6,8 millions de spectateurs, soit une moyenne de 397 par représentation et un taux d'occupation de 74 %.

Les revenus de billetterie des salles se sont élevés à 238 millions de dollars, légèrement en hausse par rapport à 2013 mais à 30 millions de moins qu'en 2012, une année record au chapitre de l'offre avec plus de 10 millions de billets offerts, de l'assistance (7,25 millions), des recettes (367,6 millions de dollars), du revenu par spectateur payant (41,81 $) et du revenu moyen par représentation (15 369 $).

Voilà le portrait général de la scène québécoise qui se dégage des Statistiques des représentations payantes en arts de la scène rendues publiques mercredi par l'Institut de la statistique du Québec (ISQ), qui suit cet aspect de la vie communautaire depuis une dizaine d'années.

Les variétés, grandes favorites des Québécois

Par ordre décroissant de préférence, les Québécois fréquentent d'abord - 2,53 millions de spectateurs - les spectacles de variétés dans lesquels l'ISQ inclut l'humour, le cirque et les comédies musicales comme Grease qui fait présentement salle comble au Saint-Denis dans le cadre du festival Juste pour rire.

Suivent la chanson, dans toutes les langues (1,6 million de spectateurs), le théâtre (1,47 million), la musique, qui inclut l'opéra, les musiques du monde, le jazz et le blues, même chanté (910 680) et, enfin, la danse, qui a attiré 240 000 personnes à ses 206 spectacles de 2014, avec les billets les plus chers du marché (plus de 50 $ en moyenne); le théâtre offre les billets les moins chers à 26,70 $.

À Montréal, l'offre théâtrale (3270 représentations, soit 63 par semaine) reste la plus dense, mais les salles, souvent petites, ont la plus basse moyenne de spectateurs par représentation (222) et, conséquemment, les plus bas revenus par représentation (5398 $).

À ce chapitre, la variété domine largement avec 35 731 $ de revenus moyens par show, qui vont avec la moyenne de 752 spectateurs, la plus haute de tous les genres. Les 1383 représentations d'humour, de cirque et de comédie musicale constituent par ailleurs un sommet de l'offre en variétés, qui ont vu l'assistance totale bondir de 370 000 spectateurs par rapport à 2013, pour dépasser le million. Juste pour rire, bien sûr, occupe une grande partie du plancher variétés avec ses centaines de représentations - dans 24 salles en 2014 - et ses blockbusters annuels: 45 000 personnes ont vu Sister Act, l'été passé. En variété, les revenus étaient de l'ordre de 50 millions de dollars, soit plus que le double de 2013 (22 millions) mais loin du record de 68 millions en 2009.

Un creux historique en musique

En musique, l'offre métropolitaine a connu un creux historique en 2014 avec seulement 1065 concerts, soit 225 de moins que l'année précédente. À 21 millions de dollars, les revenus des concerts de musique symphonique et de jazz et l'opéra - 509 spectateurs qui payent leur billet 38,75 $ - sont toutefois en hausse de 12 % par rapport à 2010.

Reste la chanson, qui a aussi atteint un creux avec 876 000 spectateurs pour 1225 représentations, en baisse régulière depuis 2009 alors que plus de 1,2 million de spectateurs avaient assisté aux 1780 représentations offertes.

À quoi attribuer cette baisse? evenko ne présente pas moins de vedettes internationales ni au Centre Bell, un des arénas les plus achalandés du monde en spectacles, ni au Metropolis. Une partie de l'explication doit donc se trouver du côté de la chanson québécoise, qui compte moins de stars pouvant remplir de grandes salles. Les dernières FrancoFolies ont assez bien illustré ce fait... Les producteurs et les programmeurs, et pas juste ceux des festivals, pourraient alors avoir tendance à «la jouer prudente»... en s'en remettant aux valeurs sûres mais de moins en moins nombreuses.

La chanson, qui va du heavy métal à la chanson à textes, on le rappelle, donne encore aux salles leur meilleur taux d'occupation (80 %) et, à 31 359 $, une très bonne moyenne de revenus par spectacle.

Mötley Crüe, Gilles Vigneault: même combat...

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Consultez le site de L'Institut de la statistique du Québec: stat.gouv.qc.ca/statistiques/culture/arts-scene

Présence...

«Les activités traditionnelles, qui ont toujours constitué le fondement de la culture des Premières Nations, ne représentent pas l'avenir des jeunes Amérindiens. Certains vont continuer à trapper, mais ce sera la minorité... Dans les sociétés en mutation, l'identité est toujours remise en question et la culture doit se réinventer: c'est là que les artistes montent à l'avant-garde.» André Dudemaine, cofondateur du festival Présence autochtone, cite le cinéaste Arthur Lamothe (1928-2013) quand il aborde la question de l'évolution artistique des communautés autochtones. Dimanche prochain, une vingtaine de jeunes Amérindiens monteront sur la grande scène de la place des Festivals pour un Banc d'essai qui leur donnera peut-être leurs premiers frissons d'artiste.

Consultez le site du festival: presenceautochtone.ca

À l'agenda

Tous sur la montagne! -  Dans la cadre de la 91e saison des Concerts Campbell, l'Orchestre Métropolitain interprète l'ouverture-fantaisie de Roméo et Juliette de Tchaïkovski et la Symphonie du Nouveau Monde (9e) de Dvorak, avec Yannick Nézet-Séguin au pupitre. Jeudi soir à 20 h au belvédère du mont Royal.

... ou au Bistro -  Entendu la semaine dernière en duo acoustique au Bistro à Jojo, le jeune guitariste montréalais Justin Saladino, qui a déjà joué avec les vieux au Festival de jazz et à Tremblant. Ce crack du West Island retourne au Bistro jeudi, en trio électrifié cette fois. Jimi Hendrix rencontre Wes Montgomery... Top!

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