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Bob Dylan se transforme en critique musical le temps d'un discours

Lors d'un concert de vedettes et devant un... (PHOTO VINCE BUCCI, AP)

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Lors d'un concert de vedettes et devant un parterre de personnalités, Bob Dylan est monté sur scène non pour chanter mais pour parler pendant une demi-heure.

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Shaun TANDON
Agence France-Presse
LOS ANGELES

Le légendaire Bob Dylan est connu pour être avare de ses mots lorsqu'il ne chante pas, mais en ouverture d'un gala caritatif organisé en son honneur à Los Angeles il a saisi l'occasion de se faire critique musical.

L'auteur-compositeur de 73 ans, l'un des plus vénérés aux États-Unis, a ainsi offert une analyse de certaines icônes du rock, ainsi que des commentaires peu aimables sur d'autres musiciens, dans un discours prononcé vendredi soir à la soirée Musicares, une organisation qui récolte de l'argent pour les musiciens en difficultés, en amont de la remise des Grammys dimanche.

Lors d'un concert de vedettes et devant un parterre de personnalités, Bob Dylan est monté sur scène non pour chanter mais pour parler pendant une demi-heure.

Il s'est moqué des critiques qui se sont évertués à affirmer tout au long de sa carrière de cinq décennies que «je ne peux pas chanter - coââ coââ, je chante comme une grenouille».

«Pourquoi ne disent-ils pas cela de Tom Waits» qui est connu pour sa voix grave?, s'est-il interrogé. «Pourquoi ne disent-ils pas ça de Leonard Cohen? Pourquoi ai-je droit à un traitement spécial?».

Il avait été présenté par l'ancien président américain Jimmy Carter qui a salué «ses paroles de paix et de droits de l'homme [qui] sont beaucoup plus incisives, beaucoup plus puissantes et beaucoup plus durables que celles de n'importe quel président des États-Unis».

Les célèbres chansons du héros de la contre-culture des années 1960 ont été interprétées sur scène par un défilé des plus grands rockeurs de Beck à Tom Jones, en passant par Jack White, Crosby, Stills et Nash.

Bruce Springsteen et Tom Morello avaient choisi Knockin' on Heaven's Door, tandis que Neil Young a opté pour un autre classique du répertoire de Dylan, Blowin' in the Wind.

L'icône folk-rock, qui n'a accordé que très peu d'entretiens ces dernières années, a expliqué qu'il ne faisait qu'adapter des sons populaires, dressant un parallèle avec la façon dont William Shakespeare a affiné les traditions théâtrales au 16e siècle.

«Vous le faites de façon subliminale, inconsciente, il y a qu'ainsi que cela puisse avoir un sens», a-t-il fait valoir.

Il a souligné que Blowin' in the Wind - dont la question rhétorique sur la nature de la liberté en a fait un hymne antiguerre du Vietnam - devait être replacé dans le contexte de John Henry, une balade sur un Afro-Américain travaillant dur à casser du bitume en Virginie-Occidentale.

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