Manic Street Preachers de retour sur scène

James Dean Bradfield, chanteur de Manic Street Preachers.... (Photo: archives AFP)

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James Dean Bradfield, chanteur de Manic Street Preachers.

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Agence France-Presse
Londres

Le groupe britannique de rock alternatif Manic Street Preachers a joué lundi soir le premier de ses trois concerts à la Roundhouse de Londres, revisitant son emblématique troisième album, The Holy Bible, pour le 20e anniversaire de sa sortie.

Les Manics, désormais quarantenaires et musiciens respectés, ont recréé sur scène l'urgence et le chaos de leurs jeunes années qui ont défini leur style teinté de réalisme social, de références littéraires et de riffs de guitare électrique.

Vêtus de leurs tenues militarisantes de l'époque, le chanteur James Dean Bradfield, le bassiste Nicky Wire et le batteur Sean Moore, béret militaire visé sur la tête, ont investi pendant plus de deux heures la scène décorée pour l'occasion de filets de camouflage de cette ancienne rotonde ferroviaire du XIXe siècle, devant plus de 3000 spectateurs enthousiastes.

Le set a ouvert sur Yes, pendant lequel le chanteur a omis une ligne, «I hurt myself to get pain out» («Je me blesse pour faire sortir la douleur»), un silence vu comme une marque de respect pour le guitariste et parolier du groupe Richey James Edwards, disparu sans laisser de trace début 1995.

Formé au milieu des années 1980 dans un petit village minier du sud du Pays de Galles, le groupe ne s'est jamais séparé, et a continué à partir de 1995 sous la forme d'un trio.

Le groupe a enchaîné les 13 titres de l'album, ne s'arrêtant que pour remercier la foule déchaînée qui s'époumonait sur chaque chanson. Le bassiste a également rendu hommage, avant le dernier morceau P.C.P., à son camarade disparu.

Après une courte interruption permettant au chanteur d'endosser un ensemble veste-chemise-cravate plus sage, les Manics, renforcés d'un guitariste et d'un claviériste, se sont lancés dans une deuxième partie plus variée mais aussi inégale.

Après Motorcycle Emptiness, une balade-rock de 1992 prisée par les fans, ils ont joué des morceaux teintés de Krautrock allemand du dernier et 12e album du groupe Futurology (sorti en 2014), reçus plus timidement par la foule.

Le concert s'est conclu sur A Design for Life, le single de 1996 qui les a fait connaître. «Ce n'est pas un hymne Britpop», a lancé le bassiste avant de le dédier «à tous ceux qui luttent pour garder les bibliothèques ouvertes».

Face au succès de cette série de sept concerts (se concluant à Londres après des passages à Glasgow, Manchester et Dublin), le groupe a annoncé quatre nouvelles dates britanniques au printemps.

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