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Jazz à La Villette rend hommage à une année faste: 1959

Miles Davis durant l'enregistrement de l'album Kind of... (Photo: archives AP)

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Miles Davis durant l'enregistrement de l'album Kind of Blue en 1959.

Photo: archives AP

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Agence France-Presse
Paris

Kind of Blue de Miles Davis, Giant Steps de John Coltrane, Time Out de Dave Brubeck: Paris, ville mythique du jazz, rend hommage du 3 au 14 septembre à une année riche en albums culte: 1959.

«Cette année 1959 a été un tournant incroyable dans l'histoire du jazz avec un bouillonnement créatif fou», explique à l'AFP Vincent Anglade, coprogrammateur du festival Jazz à La Villette, village du nord de Paris devenu un quartier de la capitale française.

Le jazz est en 1959 à son apogée à Paris, dont les clubs aux caves en pierre voûtées sont devenus des lieux de passage obligé des grandes figures. Miles Davis vient de faire sensation en enregistrant la musique du film de Louis Malle Ascenseur pour l'échafaud (1958).

L'année 1959 voit «la parution d'une série de disques porteurs de concepts nouveaux et très forts, qui vont modifier en profondeur la manière dont les musiciens de jazz envisagent leur pratique», dit Vincent Bessières, journaliste spécialisé et commissaire d'expositions récentes consacrées à Paris à Miles Davis puis Django Reinhardt à la Cité de la Musique.

Il cite «l'approche modale de l'improvisation, au coeur de Kind of Blue, l'exploration des logiques harmoniques les plus complexes de Coltrane dans Giant Steps, (...) une pratique de l'improvisation beaucoup plus libre chez Ornette Coleman dans The Shape of Jazz to Come, la réflexion sur le rapport au temps et à la pulsation au coeur de Time Out de Dave Brubeck...»

À Jazz à la Villette, le contrebassiste Henri Texier s'emparera de Mingus Ah Um dans une formation où figure le guitariste électrique Nguyen Lê, bousculant l'instrumentation de l'original.

Le trompettiste Stéphane Belmondo se penchera sur Blowin' the Blues Away, un album du pianiste hard bop aux accents funky Horace Silver, disparu en juin.

Get The Blessing, ludique quartet anglais né en 2000, va interpréter la musique de The Shape of Jazz to Come du saxophoniste alto Ornette Coleman, son héros.

Pour restituer les feulements de Ray Charles dans What'd I Say, autre album marquant de 1959, on entendra Eric Legnini aux claviers, entouré des chanteuses Alice Russell, Sandra Nkaké et Elena Pinderhughes.

Maceo Parker, ex-membre des JB'S, fameuse section de cuivres de James Brown, ouvrira les festivités avec son funk «old school». Charles Bradley, dont la soul rustique et la voix rauque rappellent un certain Otis Redding, lui emboîtera le pas le lendemain.

Deux chanteurs d'une soul plus actuelle se succèderont le 11 septembre à la Grande Halle de La Villette: Laura Mvula, entre soul, pop et folk, et le plus avant-gardiste José James.

En clôture, le saxophoniste Archie Shepp donnera une création tourné vers le blues, une musique qui irrigue régulièrement son jazz, avec parmi ses invités le guitariste Joe Louis Walker.




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