Un printemps et des EP francophones

Babylones... (Photo: fournie par La royale électrique)

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Babylones

Photo: fournie par La royale électrique

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Un album complet n'est plus la carte de visite ultime pour mousser sa carrière. Exit l'image de la maquette indépendante: bon nombre d'artistes décident maintenant de se faire connaître ou de poursuivre leur carrière avec un EP de qualité qui sort de façon indépendante ou avec une étiquette. Pas moins de cinq nouvelles formations montréalaises lancent des mini-albums ce printemps. Tour d'horizon.

Babylones, Babylones

La venue d'un nouveau groupe rock francophone est toujours réjouissante. Babylones propose un contraste intéressant entre une base de guitares distorsionnées et une fébrilité mélodique sur une couche d'harmonies vocales pop. On passe d'un songe psychédélique à du «rock de char», dans un tout qui vient des tripes.

Formé de Benoît Philie, Charles Blondeau, Mathieu Edwards et Benoît Parent, Babylones a confié la réalisation de son mini-album de six chansons à George Donoso III (Sam Roberts, The Dears). Il sera intéressant de voir comment évoluera le groupe tellement il part dans plusieurs directions musicales sur son EP.

Jean-François Malo, L'amour au temps du Far-West

Son premier extrait s'appelle Amandine, une fille qui le rend fou et qui «a des seins volubiles». Il a confié la réalisation de son EP à Emmanuel Ethier. Parle-t-on de Jimmy Hunt? Normal de se poser la question, mais Amandine est plutôt le premier extrait d'un nouveau venu, Jean-François Malo, diplômé de l'École de la chanson de Granby.

L'auteur-compositeur signe une pop franchouillarde d'inspiration nonchalante bonifiée des coups de guitares et d'accords de claviers seventies propres à l'univers d'Emmanuel Ethier. À voir et à entendre jeudi soir dans la salle de l'O Patro Vys.

Laura Babin, Tranquillement

Laura Babin est parfois une disciple francophone de Kandle, parfois une contemporaine de Laurence Hélie. En font foi sa chevelure blonde, le folk-rock noir de sa pièce Sans sommeil et le folk féminin de Sur la route. L'autre jeune diplômée de l'École de la chanson de Granby a autofinancé son EP Tranquillement grâce à une collecte de fonds orchestrée sur le site Haricot.ca. Lancé sur Bandcamp il y a deux mois, son mini-album est maintenant sur iTunes.

Pandaléon, Chacun son gibier

Pandaléon a remporté le concours Ontario Pop, puis participé aux Francouvertes et au Festival de Granby. Il lance son premier EP officiel, réalisé par Philippe Brault, avec Audiogram.

Originaire du village de Saint-Bernardin, Pandaléon rappelle Karkwa avec son rock folk, lyrique et texturé qui évoque les grands espaces, mais s'en s'éloigne par ses claviers new-wave sombres. Le chant du claviériste et interprète Frédéric Levac rappelle aussi celui de Louis-Jean-Cormier et de Jean-Michel Pigeon de Monogrenade.

Pandaléon décrit son univers comme du «rock rural industriel». Le groupe est en spectacle ce soir à La Vitrola, nouvelle salle de 250 places du Mile End, située sur le boulevard Saint-Laurent, tout près de la Sala Rossa.

Geneviève Racette, Geneviève Racette

Geneviève Racette a lancé un mini-album de quatre pièces qui pourrait plaire aux publics des Soeurs Boulay et des Hay Babies. Elle signe une folk-pop aux paroles ancrées dans la réalité, sans fioritures poétiques. Membre du groupe Les Gourmandes (finaliste au Festival international de la chanson de Granby en 2012), la jeune auteure-compositrice-interprète montréalaise a elle aussi (!) fait ses classes à l'École nationale de la chanson de Granby et au concours L'étoile montante Ford. Une artiste francophone à suggérer à une adolescente pour les vacances.




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