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Les grands honneurs pour le journaliste Joël-Denis Bellavance de La Presse

Sur la colline parlementaire depuis 22 ans, Joël-Denis Bellavance... (photo justin tang, la presse canadienne)

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Sur la colline parlementaire depuis 22 ans, Joël-Denis Bellavance a reçu son prix samedi soir, à l'occasion du traditionnel souper annuel de la tribune parlementaire. Le prix n'était pas revenu à un journaliste oeuvrant au sein d'un média francophone depuis 1999.

photo justin tang, la presse canadienne

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Le chef de bureau de La Presse à Ottawa, Joël-Denis Bellavance, a reçu samedi le prestigieux prix Charles-Lynch, qui honore chaque année un journaliste parlementaire pour ses accomplissements professionnels.

La reconnaissance souligne notamment le combat acharné du reporter pour la liberté de la presse : il s'y est frotté directement en faisant l'objet d'une filature par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) en 2007, après avoir révélé le contenu de documents hautement confidentiels.

« Je me sens assez ému et touché de recevoir ce prix, a-t-il confié, hier, en entrevue. C'était une grande surprise pour moi. »

« Ils ont voulu reconnaître la durée de ma présence sur la colline et aussi la lutte pour la liberté de la presse », a-t-il ajouté.

Sur la colline depuis 22 ans, le correspondant a reçu son prix samedi soir, à l'occasion du traditionnel souper annuel de la tribune parlementaire. Le prix n'était pas revenu à un journaliste oeuvrant au sein d'un média francophone depuis 1999.

Depuis sa création deux années plus tôt, de grands journalistes comme Don Newman, Jeffrey Simpson, Daniel Leblanc et Robert Fife ont été des lauréats.

Joël-Denis Bellavance est à La Presse depuis 2003. Il est à l'origine de nombre de primeurs, notamment sur le scandale des commandites ou le traitement des prisonniers afghans par l'armée canadienne.

Mais c'est un texte de 2007 révélant le contenu d'écoutes électroniques antiterrorisme qui a dérangé la GRC au point de le placer - ainsi que son collègue Gilles Toupin - en filature pour débusquer sa source. Pendant neuf jours, des policiers ont ainsi suivi le chef de bureau de La Presse à Ottawa, avant que le corps de police ne se ravise. Ils n'ont jamais pu identifier la source de l'information.

«Ça a choqué bien des journalistes sur la colline, mais aussi des politiciens. Et je trouve ça réconfortant parce que ce sont eux qui font les lois. Eux aussi se sont dits choqués et outrés par les agissements de la GRC dans cette affaire.»

Joël-Denis Bellavance,
journaliste à La Presse

« Beaucoup de gens sont venus me voir depuis que c'est connu pour m'encourager et m'exprimer leur solidarité. Ça a fait l'objet de questions aux Communes », a poursuivi M. Bellavance.

Samedi, le premier ministre du Canada l'a félicité pour son prix. Justin Trudeau refuse toutefois de déclencher une enquête publique sur la situation. La Presse demande la tenue d'une telle enquête.

Le prix Charles-Lynch a pris le nom d'un monument du journalisme canadien, actif des années 30 aux années 80. M. Lynch a notamment couvert le débarquement de Normandie, avant de régner sur la colline parlementaire canadienne en tant que chef de bureau du groupe de presse Southam.

Le premier ministre du Canada Justin Trudeau et... (Photo Justin Tang, La Presse Canadienne) - image 4.0

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Le premier ministre du Canada Justin Trudeau et sa conjointe Sophie Grégoire n'ont pas hésité à verser dans l'autodérision, samedi, à l'occasion du dîner de la Tribune de la presse parlementaire.

Photo Justin Tang, La Presse Canadienne

Les politiciens se font humoristes

Comme d'habitude, les chefs politiques se sont soumis, samedi soir, à l'exercice d'humour et d'autodérision imposé par le souper de la tribune parlementaire. C'était toutefois la première fois en une décennie que le premier ministre y était - Stephen Harper a toujours refusé de s'y produire.

« Stephen Harper aimait l'humanité. C'est simplement qu'il ne pouvait pas supporter les autres humains », a d'ailleurs lancé à la blague Rona Ambrose, chef intérimaire du Parti conservateur.

Justin Trudeau et sa femme Sophie Grégoire ont pour leur part proposé un numéro musical aux convives. « Oubliez ses selfies. L'important, c'est moi », a-t-elle chanté.

Le néo-démocrate Thomas Mulcair a été le plus décapant, multipliant les jurons dans son discours. « Contrairement aux autres invités, je me fous complètement des conséquences de ce que je vais dire », a-t-il dit, deux mois après s'être fait montrer la porte par les militants de son parti. « Il y a des sondeurs dans la salle ? Allez vous faire foutre ! », a-t-il continué, à travers les éclats de rire de l'assistance.

- Avec CBC News

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