98,5 FM: la recette du succès

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À la barre de l'émission Puisqu'il faut se lever, Paul Arcand règne au sommet des cotes d'écoute.

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La compétition est féroce dans le paysage radiophonique montréalais. Depuis quelques années, le 98,5 FM, qui a lancé hier sa nouvelle saison en grande pompe dans le Vieux-Montréal, règne au sommet des cotes d'écoute, particulièrement dans la case horaire du matin. L'animateur de Puisqu'il faut se lever, Paul Arcand, est indétrônable. Quelle est donc la recette du succès de cette station radio?

Instinct

Lorsque Paul Arcand et son équipe préparent l'émission matinale, ils se fient d'abord à leur instinct. «Je fais une émission qui colle à ce que j'aimerais écouter si j'étais un auditeur», dit l'animateur, qui se décrit comme un passionné «fini» d'actualités. Même s'il travaille pour une radio commerciale qui carbure aux cotes d'écoute, Arcand refuse de mettre en ondes des chroniques qu'il juge non pertinentes. «L'avantage d'être numéro un, c'est que les patrons te sacrent patience», dit-il. Tous les matins, il essaie de mettre de l'avant des dossiers et des enjeux qui intéressent les gens, c'est-à-dire qui suscitent les débats. Mais comment piquer la curiosité des auditeurs et engendrer des discussions tout au long de la journée autour de la machine à café? «L'instinct», bien entendu...

Équipe

La radio est d'abord et avant tout un travail d'équipe. Même si les stations mettent de l'avant des personnalités bien connues du grand public, leurs émissions sont construites et mises en ondes par de nombreux recherchistes, collaborateurs et réalisateurs talentueux. «Il faut que les gens de l'ombre se défoncent pour proposer des sujets qui préoccupent les auditeurs. Le mot d'ordre qu'on donne à nos équipes est de tenir pour acquis que ceux qui nous écoutent sont intelligents et ont un sens critique de l'information. Il ne faut pas tourner les coins rond», dit Michel Lorain, directeur de la programmation du 98,5 FM. Une fois en ondes, le résultat doit absolument donner un spectacle «intense». «Je dis à mes collaborateurs d'imaginer qu'ils sautent sur une patinoire. Il faut jouer avec intensité, que l'on dispose de trois minutes ou de dix minutes», ajoute-t-il.

Dosage

Si le résultat en ondes doit être «intense», selon le directeur de la programmation, le dosage entre les nouvelles d'actualité et les sujets plus légers est tout aussi important. Au 98,5 FM, a-t-on expliqué hier, le ratio est d'environ 50% de «hard news» et 50% de «soft news», comme on dit dans le milieu. «Au final, dans les deux cas, il faut que les propos se traduisent en ondes de façon claire avec des images colorées et, surtout, un rythme soutenu», précise M. Lorain. «Dans mon cas, mon heure préférée de mon émission, Montréal maintenant, réunit Patrick Lagacé, Jean Lapierre et Pierre-Yves McSween, à l'économie. Pour moi, c'est un bel exemple de complicité avec l'animateur et de diversité en ondes», affirme pour sa part l'animateur Paul Houde.

Simplicité

Au final, selon Paul Houde, le succès s'explique surtout par de petites décisions toutes simples, comme la formule du 98,5 FM: mettre en ondes cinq personnalités (Paul Arcand, Isabelle Maréchal, Benoît Dutrizac, Paul Houde et Ron Fournier) et rester collé à l'actualité. Ensuite, tout est une question d'ADN du public: qu'est-ce les auditeurs recherchent? «Le matin, les gens sont plus pressés, le rythme de l'émission est donc accéléré. Le midi, ils sont plus ouverts aux sujets lourds et compliqués. Finalement, en fin de journée, tout le monde a sa journée dans le corps. Il faut être plus délicat dans le dosage», dit Michel Lorain.

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