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CBC défend une journaliste vedette accusée de conflit d'intérêt

La rédactrice en chef de CBC News a... (Photo archives La Presse Canadienne)

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La rédactrice en chef de CBC News a transmis une note à son personnel, affirmant que les allégations étaient «complètement fausses».

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Michael Oliveira
La Presse Canadienne
TORONTO

Le réseau anglais de Radio-Canada défend une de ses plus importantes journalistes contre des accusations de conflits d'intérêts formulées en son endroit.

Selon le site de nouvelles Canadaland, Amanda Lang aurait tenté en 2013 de convaincre ses collègues de ne pas diffuser un reportage portant sur l'utilisation d'employés temporaires étrangers par la Banque Royale. La journaliste leur aurait alors dit que cela n'était pas une nouvelle importante.

Or, non seulement la Banque Royale commanditait certaines des conférences de Mme Lang, mais aussi, à l'époque du reportage, la journaliste vivait une relation amoureuse «sérieuse» avec un membre du conseil d'administration de l'entreprise.

La rédactrice en chef de CBC News, Jennifer McGuire, a transmis une note à son personnel, affirmant que les allégations étaient «complètement fausses». Elle a ajouté que le producteur exécutif de Mme Lang était au courant de la relation amoureuse et qu'un «protocole approprié» avait été mis en place quand elle devait traiter de la Banque Royale.

Elle a reconnu que des débats rigoureux ont été menés avant la diffusion du reportage mais elle a nié que Mme Lang ait mal agi. «Il n'y a pas eu de sabotage. Le reportage a été diffusé sur toutes nos plateformes», a écrit Mme McGuire dans sa note.

Mme Lang a reconnu à La Presse Canadienne qu'elle avait dévoilé, en 2012, sa relation amoureuse au diffuseur public, lequel a déterminé qu'il n'était pas nécessaire d'en faire part à l'auditoire.

«Nous avons déterminé que ma pratique journalistique ne sera pas affectée (par sa relation amoureuse) et que l'apparence qu'elle puisse être affectée n'était pas un enjeu. Je suis une journaliste financière depuis 20 ans, je n'ai pas seulement interviewé le chef de la direction de la Banque Royale mais tous les chefs de la direction de toutes les banques à de nombreuses reprises», s'est-elle défendue.

«Il n'était pas nécessaire d'en informer le public», a-t-elle ajouté.

Elle a aussi déclaré qu'elle ne contrevenait pas aux politiques de Radio-Canada puisque plusieurs entreprises commanditaient ses conférences.

«Une des conférences a été prononcée lors d'un événement caritatif pour laquelle je n'ai pas été payée. Les cinq autres conférences ont été faites lors de conférences organisées par des tiers qui avaient leurs propres commanditaires, a-t-elle dit. Selon la politique, s'il y a plusieurs commanditaires, il n'y a pas apparence de conflits d'intérêts. Comme la Banque Royale était un des nombreux commanditaires, la question (de l'apparence de conflit d'intérêts) n'était pas pertinente.»

«Dire que j'étais payée par la Banque Royale quand j'ai prononcé ces conférences est absolument faux et trompeur. Canadaland le savait quand il a diffusé ce reportage.»

Le fondateur du site de nouvelle, Jesse Brown, a maintenu la version de Canadaland. «Malheureusement, comme cela a été démontré lors de l'affaire Ghomeshi, plutôt que de s'intéresser de façon légitimes aux faits bien démontrés, (la CBC) défend son animatrice. Cela ne me surprend pas.»

Mme Lang anime l'émission The Exchange with Amanda Lang et présente parfois le bulletin de nouvelles The National.

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