London Grammar: un nouveau chapitre

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Stéphanie Dupuis

collaboration spéciale

La Presse

Le Royaume-Uni, véritable incubateur de talents, a vu naître en 2013 le groupe électro-pop-indie London Grammar. La viralité de son premier album If You Wait lui a ouvert les portes des plus grandes scènes du monde. Entretien avec Hannah Reid, la voix de velours du groupe.

Alors que leur avenir se traçait d'une tout autre façon, les destins des trois jeunes musiciens se sont croisés à l'Université de Nottingham. Tous étudiants, Hannah Reid (voix), Dan Rothman (guitare) et Dominic Dot Major (batterie, électronique) ont uni leurs talents pour fonder un groupe qui se voulait récréatif. Les petits bars de quartier faisaient office de lieux de prestations intimes, jusqu'à ce que la maison de disques Ministry of Sound, filiale de Sony Music, démontre son intérêt lors d'une de ces soirées.

Depuis 2013, le groupe a connu une popularité quasi instantanée qui ne cesse de grandir. Leur premier album If You Wait s'est vendu à près de 2 millions d'exemplaires et a été sacré « album de l'année » par iTunes.

Cette célébrité a été plutôt difficile à vivre pour les membres du groupe, qui ont vu leur vie changer du jour au lendemain. Quatre ans plus tard, le succès ne semble pas encore facile à gérer. « Je ne sais pas si c'est parce qu'on est jeunes et qu'on ne veut pas déplaire, mais on ne sait pas encore dire non », confie Hannah, très timide au téléphone.

DANS LA MÊME VEINE

Le deuxième album du groupe, Truth Is a Beautiful Thing, lancé le 9 juin dernier, reprend le style à la fois mélancolique et très lyrique du premier opus. Il se veut toutefois un peu plus rythmé, selon Hannah. 

« C'est important pour nous d'avoir un son qui ressemble beaucoup à l'acoustique. Bien que Dot Major amène des sonorités issues de l'électronique, on ne sent pas que c'est artificiel, raconte la chanteuse à la voix envoûtante. L'émotion de cet album est la même que dans le dernier. C'est un autre chapitre, une continuité. »

Les paroles chantées par celle-ci ont surtout pour thèmes les hauts et les bas d'une relation, mais parfois le récit est plus narratif. La pièce-titre, par exemple, est « inspirée d'une expérience que j'ai vécue sur la route en tournée », explique la blonde de 27 ans. 

DE RETOUR À OSHEAGA

Hannah se souvient très bien de tous ses passages à Montréal. L'accueil chaleureux l'a profondément marquée : « Ce qui m'a le plus surpris du public montréalais, c'est à quel point il est bruyant. Tellement bruyant que je devais me concentrer très fort pour m'entendre chanter. »

Elle est d'ailleurs très heureuse de revenir sur le sol montréalais pour le festival Osheaga, auquel London Grammar a participé une première fois en 2013.

Sur la scène de la Montagne Coors Light, demain, 15 h 25




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