Sweggae nocturne, sweggae matinal avec Patrice

Patrice débarque pour la première fois à Montréal.,... (Photo tirée de la page Facebook de l'artiste)

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Patrice débarque pour la première fois à Montréal., dans le cadre des 29es Nuits d'Afrique.

Photo tirée de la page Facebook de l'artiste

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Patrice Babatunde Bart-Williams, mieux connu sous son seul prénom, débarque pour la première fois à Montréal. Figurant parmi les têtes d'affiche des 29es Nuits d'Afrique, il peut d'ores et déjà compter sur une cohorte de fans qui apprécient sa musique sweggae, hybride de son cru métissant reggae, folk, rock et hip-hop.

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Patrice débarque pour la première fois à Montréal. dans le cadre des 29es Nuits d'Afrique.

Photo tirée de la page Facebook de l’artiste

Né d'un père de la Sierra Leone et d'une mère allemande, Patrice a grandi dans la région de Cologne, où La Presse l'a joint au téléphone. De passage chez maman, il entendait poursuivre sa route vers Düsseldorf d'où il allait prendre un vol pour Montréal. En fait, Patrice n'est plus établi en Allemagne : il partage ses périodes sédentaires entre Paris et Brooklyn, question de rayonner dans tout l'Occident.

Très porté sur l'accroche pop - c'est du moins ce qu'on constate à l'écoute de son septième album studio, paru en 2013 (The Rising of the Son, étiquette Because Music) -, ce faiseur de tubes dit pourtant rechercher l'authenticité de son expression.

« Dès l'adolescence, j'ai essayé de trouver ce qui était vraiment moi dans les chansons que je créais. Pour être vrai, il me fallait reprendre les musiques que j'aimais profondément. J'adore le reggae et le dancehall, mais aussi le rock, le hip-hop ou même le blues. J'aime les ballades rock, j'aime les ballades soul. »

« Bob Marley et Bob Dylan ont été les déclencheurs de ma vocation d'auteur-compositeur-interprète. Je me suis inspiré de ces maîtres, j'ai appris les rudiments de mes styles préférés pour ensuite les combiner à ma façon, sans forcer les choses », dit Patrice.

Né en 1979, Patrice fut donc ado dans les années 90 et ses talents de chanteur et d'auteur-compositeur lui ont valu un début de carrière précoce.

« J'étais inscrit dans un pensionnat, j'y ai été initié à la guitare et j'ai eu la piqûre de la musique. J'ai dû convaincre ma mère que j'étais sérieux dans mon intention de devenir musicien, ce qui m'a forcé à vraiment évaluer mon potentiel en tant que guitariste, chanteur, compositeur et parolier. Depuis lors, j'essaie de faire en sorte que mes chansons génèrent des réactions immédiates auprès des gens. »

MUSICIEN PROFESSIONNEL À 16 ANS

Germanophone du côté maternel, il écrit les paroles de ses chansons en anglais « parce que la musique [qu'il] aime est interprétée en anglais, parce que [ses] maîtres sont anglophones et [qu'il] trouve difficile de faire ressortir la musicalité de la langue allemande ».

À l'âge de 16 ans, Patrice avait assez de chansons dans sa besace pour prendre la route et devenir professionnel.

« Je pouvais tourner pendant les vacances scolaires, faire des premières parties importantes. Dès le début, j'ai travaillé sur des scènes intéressantes ; j'ai ouvert notamment pour les Black Eyed Peas et Lauryn Hill. Puis j'ai enregistré un premier album à saveur reggae, Ancient Spirit, qui a obtenu beaucoup de succès en Europe. »

Artiste reconnu sur le Vieux Continent, il a côtoyé là-bas des pointures, de Manu Chao à Youssou N'Dour.

The Rising of the Son, son septième album studio, a aussi très bien marché sur le territoire européen, et Patrice aimerait bien prolonger le plaisir de ce côté-ci de l'Atlantique.

« J'en interpréterai la matière à Montréal. Et j'aurai de nouvelles chansons à vous proposer, car mon nouvel album sort dans quelques mois. Je l'ai créé avec des producteurs célèbres dont je ne peux encore révéler l'identité. Je viendrai à Montréal avec mon claviériste et nous jouerons avec des musiciens de chez vous ; des gens dignes de confiance me les ont chaudement recommandés. Nous avons déjà fait des répétitions virtuelles, tout devrait bien se passer. »

CONCERTS-SURPRISES

À l'évidence, Patrice aime s'adapter à différents contextes : avec son groupe, avec un groupe reconstitué sur place ou carrément seul. D'ailleurs, il est de ceux qui croient à l'autosuffisance d'une chanson inspirée et bien construite.

« J'aime aussi la production, j'aime le travail de studio et les arrangements ambitieux. J'aime me retrouver dans la position du réalisateur - je travaille notamment avec la chanteuse Nneka. Cela dit, je maintiens qu'une bonne chanson n'a nul besoin d'artifices. C'est pourquoi j'aime cette guitare à cordes de nylon avec laquelle je compose. »

Cette guitare devient sa seule complice lorsqu'il décide de donner des concerts spontanés, une de ses marques de commerce.

« À cause du titre de mon dernier album, The Rising of the Son, qui est aussi un jeu de mots, j'ai annoncé sur Facebook la tenue de concerts-surprises à l'aube. Je consultais d'abord mes fans d'une ville donnée, question de savoir quel était le lieu idéal pour assister au lever du soleil. Lorsque j'ai fait part de ce projet aux gens de ma maison de disques, personne n'y croyait et... je me suis parfois retrouvé devant 5000 personnes venues à ma rencontre avec leur café et leur petit-déjeuner ! Le phénomène est devenu viral, plein de médias se sont pointés. Je l'ai fait une bonne dizaine de fois, dont une à New York. Peut-être à Montréal ? »

Sweggae nocturne, sweggae matinal...

Au National samedi soir, 21 h, dans le cadre de Nuits d'Afrique. Première partie : Just Wôan.

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