Louis-Jean Cormier, le rassembleur

La 15e édition de Montréal en lumière a... (Photo: Olivier Pontbriand, archives La Presse)

Agrandir

La 15e édition de Montréal en lumière a été inaugurée par Louis-Jean Cormier.

Photo: Olivier Pontbriand, archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Festival Montréal en lumière

Arts

Festival Montréal en lumière

Consultez notre dossier complet sur le Festival Montréal en lumière 2011. »

«Vous êtes beaux à voir et nombreux à part de ça», a lancé à la foule l'étoile de la soirée.

La température printanière avait de quoi nous réconcilier avec le creux hivernal de février, jeudi soir, mais pas autant que le spectacle extérieur de Louis-Jean Cormier sur la place des Festivals pour l'ouverture du festival Montréal en lumière.

L'effet d'entraînement de La voix se faisait sentir parmi la marée humaine réunie dehors au centre-ville. Jamais n'a-t-on vu autant de personnes sur le site extérieur du festival Montréal en lumière.

La cote de popularité de Louis-Jean Cormier a monté en flèche depuis qu'il est juge devant plus de 2,5 millions de téléspectateurs le dimanche soir et que les candidats de l'émission se l'arrachent.

Plusieurs spectateurs nous ont dit l'avoir découvert grâce à la populaire émission de TVA. D'autres ont tenu à préciser qu'ils le suivent depuis Karkwa. D'autres ont eu la surprise de le voir pour la première fois, jeudi soir.

Mais pendant 60 minutes, tout le monde était à la même place. La place des Festivals. Et à la fin du spectacle, il y avait beaucoup de bras en l'air et de voix scandant le refrain de la chanson phare de Louis-Jean Cormier, Tout le monde en même temps.

Cormier et ses fidèles musiciens de tournée n'avaient pas de temps à perdre et ils ont servi un excellent condensé du spectacle qu'ils présentent depuis plusieurs mois aux quatre coins du Québec. «On a juste 60 minutes, donc on ne parlera pas beaucoup et on va jouer de la musique.»

Les cinq complices ont démarré en lion avec Bull's Eye, suivie de Transistors. «Êtes-vous gelés dans le sens de froid?», a ensuite dit à la foule Louis-Jean Cormier, pince-sans-rire, alors qu'il n'avait déjà plus de foulard autour du cou tellement le mercure était agréable.

Pour un spectacle extérieur, rien à dire sur la sonorisation. Les milliers de spectateurs réunis à la belle étoile ont pu apprécier toutes les subtilités ou les épaisses couches rock des chansons. Celles du premier album solo de Cormier, mais aussi sa reprise de Félix Leclerc (Complot d'enfants), la ballade charnelle Au long de tes hanches née des mots de Gaston Miron (pour le projet 12 Hommes rapaillés) et la chanson de Karkwa L'épaule froide.

Parlant de Karkwa, Cormier a rappelé - ou appris à la foule - que sa dernière visite sur la scène de la place des Festivals était avec son groupe en première partie du spectacle d'Arcade Fire, pendant le festival Pop Montréal, en 2011.

Le contexte était tout autre, jeudi soir, mais tout aussi rassembleur.

Tout le monde à la même place

Nous avons croisé des bandes d'amis adolescents, des familles, des sexagénaires, des Montréalais nés ici, des Montréalais nés ailleurs et des touristes américains.

Katherine et Luke, un jeune couple de la Virginie, n'en croyaient pas leurs yeux. Lui et son amoureuse s'émerveillaient de leur arrivée sur le site du festival. «On vient juste d'arriver et c'est impressionnant de voir les installations et la quantité de gens réunis. On se commande une bière et on va faire un tour de grande roue», a dit Luke, dont le père vit à Tremblant avec sa conjointe québécoise.

Juste avant, nous avions attrapé Marie-Ève Hachez à sa sortie de la longue glissade qui traverse l'esplanade de la Place des Arts jusqu'à la rue Sainte-Catherine. «C'est très rapide, mais j'ai eu plus peur de le faire avant que pendant.»

À notre arrivée en métro, nous avons croisé une Lavalloise qui s'initiait au festival Montréal en lumière pour une première fois. Pourquoi cette année? «Parce que je suis à la retraite et que j'ai le temps de sortir de ma petite banlieue», en lancé en riant Diane Beauregard.

Quant à Vickie Cintellus et Joël Richard, ils avaient fait le voyage depuis Mirabel avec leurs enfants de 4 et 1 ans. Le but de leur visite: «Louis-Jean Cormier». Madame regarde fidèlement La Voix alors que monsieur a gardé un bon souvenir du rock de Karkwa. «Avec la famille, on s'assouplit», a-t-il dit à la blague.

Conclusion? Peu importe les chemins, tout le monde était à la même place pour Louis-Jean Cormier.

Vendredi soir, Jimmy Hunt se produit sur la place des Festivals, et Cafeïne prend le relais samedi.




Les plus populaires : Arts

Tous les plus populaires de la section Arts
sur Lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

la boite:219:box
image title
Fermer