Still Dreaming: parfaite évocation de... l'évocation

Hier, la nouvelle formation Still Dreaming regroupait à... (Photo Olivier PontBriand, La Presse)

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Hier, la nouvelle formation Still Dreaming regroupait à la Maison symphonique le saxophoniste Joshua Redman (notre photo), le cornettiste Ron Miles, le contrebassiste Scott Colley et le batteur Brian Blade.

Photo Olivier PontBriand, La Presse

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Old and New Dreams, quartette constitué du contrebassiste Charlie Haden, du batteur Ed Blackwell, du cornettiste et trompettiste Don Cherry et du saxophoniste Dewey Redman, était à la fois une évocation et une actualisation formelle des quartettes historiques d'Ornette Coleman, auxquels avaient participé les quatre membres de cet ensemble actif de 1976 à 1987.

Trente ans plus tard, le fils de feu Dewey Redman replonge dans ces rêves vieux et neufs, invitant trois éminents collègues à les prolonger. Hier, la nouvelle formation Still Dreaming regroupait à la Maison symphonique le saxophoniste Joshua Redman, le cornettiste Ron Miles, le contrebassiste Scott Colley et le batteur Brian Blade. Voilà un alignement qu'on souhaite pérenne, bien au-delà d'un simple projet.

Cette troisième lecture de l'esprit ornettien prenait hier d'autres tangentes. Hormis quelques reprises ou repiquages de fragments des époques antérieures (papa Dewey, Charlie Haden ou même Ornette), la suite des choses n'était en rien enlisée dans la nostalgie. Bien au contraire, nous avons eu droit à la parfaite évocation de... l'évocation!

Les compositions originales et relectures du passé s'inscrivaient certes dans cette lignée ornettienne mais témoignaient également de plusieurs avancées que le jazz peut nous offrir en 2017: virtuosité accrue, sophistication des jeux d'improvisation individuels et collectifs, amélioration et grande diversité de l'écriture, complexification du contrepoint en l'absence d'instruments harmoniques, superbes improvisations individuelles de Joshua Redman et de Ron Miles, soutien rythmique parfait de Scott Colley et de Brian Blade, fin dosage des séquences plus free, écoute mutuelle exemplaire, cohésion idéale d'un quartette tout simplement splendide.

Voilà assurément l'un des grands moments de ce 38e FIJM.




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