Whitehorse: tourner en famille

Melissa McClelland et Luke Doucet forment le duo... (Photo fournie par Spectra)

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Melissa McClelland et Luke Doucet forment le duo Whitehorse, qui a sorti son troisième album il y a quelques mois.

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Alors que la plupart des artistes considèrent la tournée comme une épreuve, c'est un mode de vie pour Whitehorse. Le couple formé de Luke Doucet et Melissa McClelland part sur la route en famille, avec sa fille et son garçon. Et il se produit dimanche soir au Club Soda dans le cadre du Festival de jazz.

Au moment de notre conversation téléphonique, Luke Doucet et Melissa McClelland sont tout juste de retour de Nashville, où leur tournée de trois mois a pris fin. «Nous avons commencé et terminé la tournée à Nashville», indique Melissa.

Heureux d'être de retour à la maison, à Toronto?

«C'est toujours étrange, indique Luke. Sur la route, notre vie est organisée et réglée comme du papier à musique. Nous sommes en contact étroit avec notre équipe. À la maison, nous redevenons responsables de nous-mêmes. Je dois m'occuper du jardin et aller faire l'épicerie», indique Luke, alors que le bébé du couple émet un doux gémissement en arrière-plan.

Luke a une fille de 19 ans, Chloé, née d'une union précédente, et un garçon de 10 mois, Jimmy. L'aînée garde le bébé en tournée. «C'est fantastique. Melissa et moi tournons tous les deux depuis près de deux décennies. Et LA chose difficile sur la route est d'être loin des gens que l'on aime. Cette fois-ci, nous sommes tous ensemble. Il y a de beaux moments en tournée. Il y a des journées de congé pour visiter les villes, la possibilité d'aller dans de bons restaurants. Lors de notre dernier passage à Montréal, nous sommes allés sur le mont Royal. Pour la première fois, j'ai l'impression que je pourrais rester sur la route de façon permanente.»

Sur scène, Luke Doucet et Melissa McClelland ne sont que deux, mais ils s'entourent d'une pléiade d'instruments. «Nous recréons un son de big band», indique la seconde.

«La première partie du spectacle est intime, à la Johnny Cash et June Carter, alors que des claviers et une batterie [enregistrés live ou séquencés] s'ajoutent dans la deuxième. C'est un spectacle très dynamique», précise Luke.

Whitehorse constitue un duo d'expérience. Doucet a fait partie du groupe Veal et a mené une carrière solo. De son côté, celle qui deviendra sa femme- née à Chicago, mais élevée en Ontario - a tourné avec Matthew Good. Ils ont fait connaissance sur la route au sein du groupe de longue date de Sarah McLachlan.

«Nous savons dominer la scène comme la partager. Les deux sont importants dans un groupe», souligne Melissa.

Attaché au Québec

Whitehorse se sent fortement attaché au Québec. L'an dernier, il a sorti Éphémère sans repère, un EP réunissant quatre chansons traduites, ainsi que la pièce inédite Le cadeau et une reprise d'Un Canadien errant. «Nous avons eu l'aide de Pierre Marchand, souligne Luke. Nous voulons créer plus d'occasions de venir jouer au Québec. Il y a tellement d'endroits où on peut tourner. Même dans de petites villes.»

Le nouvel album de Whitehorse, Leave No Bridge Unburned - son troisième LP -, sorti en février dernier, porte la touche magique du tandem formé par le réalisateur Gus Van Go (ancien membre du groupe montréalais Me, Mom & Morgentaler) et son complice Werner F. On doit aux deux hommes les subtiles étincelles pop d'albums des Trois Accords, Xavier Cafeïne, Vulgaires Machins et Grimskunk.

«Kevin Drew de Broken Social Scene nous l'a présenté lors d'un gala du prix Polaris [pour lequel Whitehorse a été nommé en 2013]», raconte Luke Doucet, qui a été particulièrement impressionné par le travail de Gus Van Go avec le défunt groupe The Stills pour son album Oceans Will Rise.

«Gus [Van Go] se donne corps et âme aux projets qu'il fait. C'était très important pour nous. Il nous a sortis de notre zone de confort. C'est ce qu'on voulait», affirme Melissa McClelland.

«Il nous amène à nous concentrer énormément sur les fondations des pièces pour qu'elles soient prêtes. Et il a un grand souci du détail par rapport à la batterie. Son travail comme curateur est très fort», reprend Luke.

Whitehorse voulait un album plus éclaté et plus rythmé. Des sons de mariachis, du folk passé dans un tordeur folk-rock et des refrains qui hameçonnent les sens: le grand pas en avant (et au-delà du folk) a été fait avec succès! Leave No Bridge Unburned figure d'ailleurs dans la longue liste du prix Polaris du meilleur album canadien de l'année.

Au Club Soda dimanche soir, 22h, dans le cadre du FIJM.

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