Agoria: habitué de Montréal... et des parades électros

Le DJ Agoria est friand des parades de... (Photo fournie par MEG Montréal)

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Le DJ Agoria est friand des parades de musique électronique, et participera à la première édition montréalaise de ce concept populaire en Europe. « Ce sont des moments de communion, moments fraternels, sans prise de tête. Ça me porte ! »

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Agoria est Sébastien Devaud. DJ, compositeur et producteur électro, il est originaire de Lyon, résidant de Paris depuis quatre ans. De réputation internationale, le musicien français est aussi un habitué de Montréal. On a vu et entendu Agoria au Stereo, à l'Igloofest, au Piknic Électronik, à MEG Montréal, au Centre Phi... Le voilà parmi les artistes centraux de l'Électro Parade.

« J'ai tissé des liens affectifs avec des gens de chez vous », souligne-t-il d'entrée de jeu, lorsque joint à Paris avant la grande traversée. Vu sa connaissance de la ville et sa participation à plusieurs festivals de Montréal, il est un artiste tout indiqué pour monter à bord du tout premier camion de notre toute première Électro Parade, en vue d'y offrir un premier DJ set, suivi d'un second sur la scène de la place des Festivals.

Agoria, d'ailleurs, est plus qu'un familier de ces immenses parades européennes consacrées aux musiques électroniques - Love Parade d'Allemagne (jusqu'en 2010), Street Parade de Zurich, Techno Parade de Paris, etc. Le concept est enfin exporté en Amérique du Nord, dans la plus européenne de ses métropoles.

« Dans les concerts électros, les programmations sont souvent devenues cartésiennes ; on sait plutôt ce qui va s'y passer, fait-il observer. Ces parades sont moins prévisibles ; elles ont ce côté fantasque que j'adore, cette spontanéité perdue dans tant de concerts devenus plus conventionnels. Ce sont des moments de communion, moments fraternels, sans prise de tête. Ça me porte ! »

S'APPROPRIER LA VILLE

Très souvent, donc, Agoria prend part à ces vastes défilés sur camion où les rues deviennent une piste de danse. Il fut même le parrain de la Techno Parade de Paris et sa première expérience remonte à feu la Love Parade, surtout tenue à Berlin entre 1987 et 2010.

« C'était mon premier set à l'étranger, j'avais joué devant des centaines de milliers de personnes. Dantesque ! Depuis ce jour-là, j'ai toujours adoré me produire dans ces parades de musique électronique. »

On sait toutefois que l'immense Love Parade allemande s'était conclue tragiquement à Duisbourg, en juillet 2010 : un mouvement de panique au sein d'une foule de plusieurs milliers de danseurs avait causé la mort de 21 personnes et fait plus de 300 blessés à différents degrés.

« Malgré ce drame, il faudrait ressusciter la Love Parade. Car ce genre d'événement est un rare moment où un très vaste public peut s'approprier l'environnement urbain. »

- Agoria

UN ALBUM EN 2018

À Montréal, la matière de ses deux DJ sets sera variée, promet-il. « Je vais faire comme tout bon DJ : je vais miser sur une diversité de propositions parmi lesquelles mes propres musiques seront minoritaires. J'adore changer le menu chaque soir, cela représente pour moi une liberté énorme. Je m'appliquerai ainsi à faire découvrir des musiques de mes collègues, tels le producteur israélien Yotam Avni, le duo italien Stereocalypse, l'Allemand Henrik Schwarz, le Canadien Daphni ou le jeune producteur français Sacha Rudy. »

Ce dernier se trouve d'ailleurs sous le label Sapiens, créé tout récemment par Agoria, qui prépare un cinquième album, le premier depuis la sortie d'Impermanence en 2011 sous étiquette InFiné.

« Je compte le lancer début 2018, et donc aboutir après quelques années de dur labeur ! J'ai choisi l'une de ces deux approches qui me plaisent : la première est très éclatée et très ouverte alors qu'à l'inverse, la seconde est extrêmement pointue, elle creuse un sillon très précis et va au bout d'une démarche. »

Cette fois, Agoria préconise une musique électronique ouverte à d'autres genres musicaux comme le rock, le hip-hop, l'ambient.

« Ça s'apparente un peu à des productions électros des années 90 ; je pense à l'esprit d'Underworld ou des Chemical Brothers. Mes nouveaux enregistrements sont fondés sur la musique électronique et le sound design, mais aussi sur le jeu d'excellents musiciens - batteurs, pianistes, chanteurs, etc. »

Avant d'écouter ce prochain chapitre, il faudra regarder (et écouter) passer la parade...

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À l'Électro Parade, samedi à 14 h sur le camion EPM et à 19 h, place des Festivals




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