Festival Elektra: quand la science-fiction devient réalité

Lorsqu'on pénètre dans la salle de l'Usine C où... (PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE)

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Lorsqu'on pénètre dans la salle de l'Usine C où sont suspendus par de grands fils les 24 exosquelettes utilisés pour la performance, on a l'impression de plonger dans un film de science-fiction.

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Stéphanie Dupuis
La Presse

Le festival Elektra anime la ville depuis hier avec ses expositions et ses installations d'art numérique. Le spectacle participatif Inferno, présenté pour la deuxième année, est le clou de cette 18e édition dont la thématique est The Big Data Spectacle. Immersion dans ce projet hors du commun à l'Usine C.

Les artistes Bill Vorn et Louis-Philippe Demers se connaissent depuis un quart de siècle. Tous deux enseignants - l'un à Singapour, l'autre à Concordia -, ils passent leurs temps libres à concevoir des projets d'art numérique. Il leur a fallu une année et demie pour mettre Inferno sur pied.

Lorsqu'on pénètre dans la salle de l'Usine C où sont suspendus par de grands fils les 24 exosquelettes utilisés pour la performance, on a l'impression de plonger dans un film de science-fiction. Inferno propose justement de se soumettre à la machine l'espace de quelques minutes. Un monde où les robots prennent le contrôle de votre corps et l'utilisent pour danser. Musique électronique et lumières tamisées, l'humain ne peut que se laisser guider par la machine.

« C'est une expérience complètement paradoxale, entre la perte de contrôle et la fascination de la technologie », explique Alain Thibault, directeur artistique d'Elektra.

L'exosquelette de 12 kg s'enfile comme un sac à dos. Les bras s'attachent à lui, pour que l'humain entre en symbiose avec le robot. En tout, 10 numéros ont été confectionnés pour faire bouger les membres des participants selon diverses intensités.

L'inspiration de l'enfer

Les concepteurs du projet parlent d'une performance robotique participative qui s'apparente à l'Enfer de Dante Alighieri ou encore aux 10 tribunaux de l'enfer de la villa Haw Par, à Singapour.

« Il y a différents niveaux qui équivalent aux châtiments de l'enfer », raconte Bill Vorn.

Outre les aspects religieux, les deux artistes puisent leur inspiration dans ce qui les entoure.

« On essaie de s'inspirer de ce qui se passe dans la société, comme la place que prend la technologie dans notre vie », poursuit Louis-Philippe Demers.

Les réactions des participants à l'expérience sont variées. Certains diront avoir été dans un état de transe, d'autres, dans une séance de sport. « Les gens saturent leurs sens, puis intellectualisent ce qu'ils ont vécu », suggère Louis-Philippe Demers.

Et si un seul des exosquelettes pouvait prendre le contrôle des 24 autres ? Les créateurs poussent l'expérience à un autre niveau. Un volontaire enfilera un exosquelette sans fil et pourra prendre les commandes. Reste à voir comment les participants réagiront.

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La performance robotique participative Inferno est présentée à l'Usine C ce soir de 21 h à 1 h. Le festival Elektra se poursuit jusqu'au 20 août.




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