Festival Elektra / Diamond Version: l'esprit du temps

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En studio comme sur scène, le duo Diamond Version recrute d'autres musiciens. À Montréal, leur invité sera le Japonais Atsuhiro Ito.

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Têtes d'affiche du festival Elektra, Alva Noto (Carsten Nicolai) et Byetone (Olaf Bender) s'apprêtent à faire rutiler leur joyau synthétique: Diamond Version.

Nous avons joint ces artistes allemands à Berlin, avant qu'ils n'effectuent la grande traversée, pour parler de leur démarche artistique.

«Au terme de nos performances solos, nous aimions improviser ensemble, explique Olaf Bender. Ç'a été l'amorce de Diamond Version. Évidemment, il peut sembler étrange d'improviser avec des logiciels, mais c'est parfaitement faisable.»

De fil en aiguille, les improvisations ont pris forme devant public et donné lieu à des pièces musicales à part entière. Le mot s'est passé et le label Mute est entré en contact avec les musiciens de Raster-Noton.

«Au départ, nous voulions rester anonymes ou enregistrer sous de nouvelles identités afin d'éviter toute référence directe à notre label Raster-Noton, dit Olaf Bender. Nous voulions un son plus rude, plus abrasif, des évocations de rock industriel des années 80-90.»

En studio comme sur scène, le duo recrute d'autres musiciens. «À Montréal, notre invité sera le Japonais Atsuhiro Ito. Un peu à la manière d'une guitare distorsionnée, il joue de l'Optron, un instrument de son invention, fait de tubes fluorescents transformés en sources sonores.»

Lentement, mais sûrement

Diamond Version permet à Olaf Bender et Carsten Nicolai de quitter un territoire connu. «Cela est pour nous très utile parce que nous pouvons ensuite y revenir régénérés.»

Pour ensuite régénérer le son Raster-Noton?

«Notre travail évolue lentement, mais sûrement, dit Olaf Bender. On associe peut-être un son trop précis à l'étiquette Raster-Noton, tout comme aux musiques électroniques créées à Berlin. Bien sûr, il y a le phénomène du Zeitgeist, cet esprit du temps dans lequel on s'inscrit et duquel on ne peut complètement s'échapper.»

Or l'esprit du temps a aussi cela de particulier, fait remarquer le musicien: «Entre la création et la stabilisation d'une forme artistique, la période est devenue très courte. On découvre un nouveau procédé, puis il devient classique quelques années plus tard!»

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Dans le cadre d'Elektra, Diamond Version se produit samedi, 21 h, à l'Usine C.

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