14e Festival du Jamais Lu: les mots avant le jeu!

Les codirecteurs artistiques du Festival du Jamais Lu,... (Photo: Ivanoh Demers, La Presse)

Agrandir

Les codirecteurs artistiques du Festival du Jamais Lu, Justin Laramée et Marcelle Dubois.

Photo: Ivanoh Demers, La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

La directrice artistique du Festival du Jamais Lu, Marcelle Dubois, a dévoilé hier les 12 textes dramatiques qui seront lus du 1er au 9 mai Aux Écuries. La Presse vous propose un échantillon de ces textes qui explorent le thème de l'appartenance et qui pourraient bien être produits sur nos scènes au cours des prochains mois.

Le show du non-exil, Annick Lefebvre et Olivier Sylvestre

Annick Lefebvre, qui présentera dans deux semaines J'accuse au Théâtre d'Aujourd'hui, fera la lecture d'une pièce coécrite avec Olivier Sylvestre (La beauté du monde). Le show du non-exil est un pied de nez aux autofictions sur l'exil. La question des auteurs: «Comment la vie banale de Québécois de souche peut-elle devenir une épopée tumultueuse?»

Extrait: «Je veux dire, ta vie, ton exil, ton non-exil, tes blessures d'enfances, les souffrances que tu as vécues, les épreuves que tu as traversées, c'est extraordinaire, c'est magnifique, c'est digne d'intérêt. J'ai super hyper envie qu'on s'en jase autour d'une raclette dégoulinante de fromage, d'un tofu au beurre ou d'une sauce à spaghetti.»

Ces regards amoureux de garçons altérés, Éric Noël

L'auteur de Faire des enfants interprétera lui-même ce texte qui fait le récit d'un garçon en peine d'amour, perdu dans les vapeurs d'un sauna gai. «Il perd complètement la notion du réel, nous dit Marcelle Dubois, mais en même temps il choisit de se perdre.»

Extrait: «Sur la porte de la chambre 158, le préposé, comme au théâtre, cogne trois coups. «Time's up!» À l'intérieur, je suis assis, les jambes qui tremblent, le souffle court, immobile, les yeux rivés sur la télé. Quarante-huit? Soixante heures, donc, se sont écoulées? Je bouge pas.»

Savoir compter, Marianne Dansereau

C'est le deuxième texte de la jeune comédienne. Une pièce qui a tout de suite séduit Marcelle Dubois. «C'est une déconstruction narrative franchement bien faite. Toutes les relations, les déceptions et les liens de ses personnages sont abordés d'un point de vue mathématique.»

Extrait: «Ça fait huit pogos que je mange en ligne pour me rappeler c'est quoi une forme phallique parce que ça fait un méchant boutte que j'en ai eu une dans gueule.»

La cartomancie du territoire, Philippe Ducros

Philippe Ducros, qui s'est souvent inspiré de ses voyages en Asie, en Afrique ou au Moyen-Orient pour écrire ses pièces, est allé cette fois à la rencontre des peuples autochtones. Cette première lecture a pris la forme d'un carnet de voyage dans les réserves du Québec.

Extrait: «On prend un autobus volé, on embarque des populations, des nations même, et on les emmène en ride de génération en génération. On vole les terres, on scalpe les dieux, on kidnappe les kids, on tranche les langues, on arrache les mots, on noie les rêves, on assassine l'estime, on tue l'Indien dans l'Indien à coups de rectum déchiré.»

Paillettes, Simon Boulerice

Le prolifique auteur, qui aura deux pièces à l'affiche en avril (Javotte à Fred-Barry et Pig au Prospero), fera la lecture de sa pièce jeune public Paillettes. Une nouvelle histoire sur le thème de la différence inspirée par la rencontre d'un petit garçon français qui se déguisait pour aller à l'école.

Extrait: «Ce matin, Edgar est un cowboy. C'est ce qu'il est, oui: un cowboy. Il porte un chapeau western, une veste en suède tout effilochée et les fameuses bottes en cuir d'un vrai cowboy. Ce n'est pourtant pas l'Halloween. Et pourtant, c'est tout comme.»

En ouverture et en clôture

En ouverture du festival, Marcelle Dubois a voulu donner la parole à des femmes de toutes les générations et de tous les coins du Québec pour aborder le thème de l'appartenance - par opposition à notre dépossession. Ces paroles poétiques, politiques et éditoriales seront défendues par Joséphine Bacon, Marjolaine Beauchemin, Véronique Côté, France Daigle, Rébecca Deraspe, Emmanuelle Jimenez, Catherine Léger et Anne-Marie Olivier. La mise en scène est signée Catherine Vidal. En clôture du festival, les hommes leur donneront la réplique dans Y tenir, qui abordera la question des inégalités homme-femme. On pourra entendre Robin Aubert, Jean-Marc Dalpé, Olivier Kemeid, Robert Lalonde, Steve Laplante et Philippe Racine.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Arts

Tous les plus populaires de la section Arts
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer