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Le cofondateur de Just For Laughs se joint au Festival du rire de Montréal

Andy Nulman, cofondateur et ex-président de Just For... (Photo Martin Chamberland, La Presse)

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Andy Nulman, cofondateur et ex-président de Just For Laughs, se joint à la coalition d'une cinquantaine d'humoristes qui lancera l'été prochain son tout premier Festival du rire de Montréal.

Photo Martin Chamberland, La Presse

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Cofondateur et ex-président de Just For Laughs, Andy Nulman se joint à la coalition d'une cinquantaine d'humoristes qui lancera l'été prochain son tout premier Festival du rire de Montréal. Il agira à titre de consultant auprès de l'organisme à but non lucratif, qu'il fera bénéficier de ses 30 années d'expérience au sein du Groupe Juste pour rire. La Presse s'est entretenue avec l'homme d'affaires qui se plaît à se définir comme un « agent provocateur ».

QUEL SERA VOTRE RÔLE AUPRÈS DE LA COALITION ?

Martin Petit m'a appelé avant même le lancement de la coalition et a demandé mon aide pour voir où il pouvait aller avec ce festival. On va devoir réinventer la roue, repenser entièrement la manière de faire les choses. Il n'est pas question ici de basher Juste pour rire. Mais si la coalition désire se démarquer, il va falloir faire les choses autrement. Je vais agir à titre de consultant et les aider à développer leurs idées. Ça m'inspire. J'ai vu au cours de ma carrière ce qui fonctionne ou non et j'ai une idée de ce qui pourrait marcher. Je suis un consultant qui a des idées. Martin voulait que je leur partage mon expérience, mais surtout que je les pousse à dépasser les limites de ce qui a déjà été fait. Je suis un agent provocateur ! Je ne suis pas là pour les convaincre de maintenir le statu quo. Le monde a changé et je pense que les paramètres d'un événement devraient changer, tout comme sa définition.

POURQUOI AVOIR QUITTÉ JUSTE POUR RIRE EN 2015 ET VOUS TOURNER AUJOURD'HUI VERS UN NOUVEAU FESTIVAL ?

J'ai eu une longue et belle carrière à Just For Laughs et j'en garde de très beaux souvenirs. Mais il y a trois ans, j'ai démarré une nouvelle compagnie (Play The Future) qui est aujourd'hui mon quotidien. En ce qui concerne la coalition, j'ai tout simplement répondu à l'appel de Martin Petit, pour qui j'ai beaucoup de respect et dont j'aime les idées. Je ne veux pas que les gens pensent que j'ai quitté l'un pour l'autre. Au début de Juste pour rire, les gens pensaient qu'on était fous. Même chose en 1999 quand je me suis lancé dans le divertissement mobile (Airborne Mobile). Il y a quelque chose d'excitant à plonger dans un territoire encore vierge. Ce sont des opportunités qui ne se présentent pas souvent dans la vie.

AURAIT-IL ÉTÉ POSSIBLE DE CRÉER UN NOUVEAU FESTIVAL D'HUMOUR À MONTRÉAL SI LE SCANDALE ENTOURANT GILBERT ROZON N'AVAIT PAS ÉCLATÉ ?

On pourrait croire que la coalition prend avantage de la situation. Mais je pense sincèrement que tout cela fermentait depuis un moment déjà dans la tête des humoristes. Pas seulement au Québec, mais partout dans le monde. Les artistes cherchent de plus en plus à s'impliquer dans les décisions. On ne fait pas les choses contre quelqu'un d'autre, mais pour nous autres ! Si tout ce qui vient de se passer est un catalyseur pour lancer une nouvelle manière de faire et de penser, tant mieux.

Je ne veux pas que ce soit considéré comme une guerre de l'un contre l'autre. L'avenir est incertain pour le moment, mais je me devais d'applaudir le fait que des humoristes veuillent faire quelque chose.

VOUS AVEZ ASSISTÉ ET CONTRIBUÉ À LA NAISSANCE DU FESTIVAL JUSTE POUR RIRE. EN QUOI CELLE DU FESTIVAL DU RIRE DE MONTRÉAL EST DIFFÉRENTE SELON VOUS, AUJOURD'HUI ?

À l'époque, j'avais reçu un appel de Gilbert Rozon me disant qu'il avait quelque chose d'intéressant à me proposer. Ironiquement, c'est aussi comme ça que ça s'est passé avec Martin Petit. En 1985, il n'existait encore aucun festival d'humour dans le monde. Il a fallu convaincre les gens d'embarquer. C'était un peu comme expliquer aux gens ce qu'est l'intelligence artificielle ! Aujourd'hui, tout le monde comprend ce qu'est un tel événement. Le défi est maintenant de faire différent, de se distinguer de l'offre abondante qui existe déjà. C'est excitant. Plus de 30 ans plus tard, on pose en fait la même question : qu'est-ce qu'un festival d'humour ?, mais dans un contexte bien différent.

VOUS AVEZ DE NOMBREUX CONTACTS D'ARTISTES DE RENOMMÉE INTERNATIONALE DANS VOTRE CARNET D'ADRESSES. LE FESTIVAL DU RIRE DE MONTRÉAL AURA-T-IL UN VOLET INTERNATIONAL ? 

Avoir des contacts est chose facile. Mais avoir les idées pour que tout le monde embarque dans une aventure l'est beaucoup moins. J'espère que le nouveau festival sera international. Il ne faut pas oublier que l'humour ne se passe plus seulement sur scène, il est aussi sur YouTube, Facebook, etc. Il faut penser selon les nouvelles modalités et ne pas se contenter d'inviter les mêmes personnes qu'on sollicite depuis trois décennies pour refaire toujours la même chose.

QUELLE EST LA PROCHAINE ÉTAPE POUR LE FESTIVAL DU RIRE DE MONTRÉAL ?

L'avenir va être très intéressant. Il va falloir voir qui va reprendre Juste pour rire, quels seront nos commanditaires. On ne sait pas non plus quelle sera la relation entre les acheteurs de Juste pour rire et la coalition. Mais pour le moment, il faut faire quelque chose avec tous ces artistes qui ont des idées, même si, au final, une intégration avec les nouveaux propriétaires est toujours possible. Tout le monde veut que l'industrie de l'humour demeure forte et avance. C'est certain.




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