Catherine Mavrikakis: le plaisir de la rencontre

Catherine Mavrikakis a lancé cet automne Oscar De Profundis, roman... (PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE)

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Catherine Mavrikakis a lancé cet automne Oscar De Profundis, roman apocalyptique qui se déroule à Montréal autour de 2050.

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Josée Lapointe

Catherine Mavrikakis aime les salons du livre, pour écouter les autres parler de ce qu'ils ont lu et y faire des découvertes. Mais celle qui se dit un peu intimidée par son statut d'invitée d'honneur avoue qu'elle aime moins rencontrer des auteurs.

« Je les regarde de loin, j'aime mieux ça! De toute façon, c'est rare qu'un auteur soit à la hauteur de ses livres », dit en rigolant l'auteure du Ciel de Bay City, qui a lancé cet automne Oscar De Profundis, roman apocalyptique qui se déroule à Montréal autour de 2050.

Elle va même un peu plus loin... « Si j'étais une lectrice, c'est vrai que je n'irais pas me rencontrer. Heureusement que tout le monde n'est pas comme moi! » 

Comme auteure, par contre, parce qu'elle « aime les gens », Catherine Mavrikakis adore rencontrer ses lecteurs. 

« J'aime l'impromptu, l'idée qu'ils viennent nous raconter leur vie, comment ils ont reçu le livre dans leur quotidien, de façon très personnelle. »

Elle a constaté au fil des années que les gens sont « généreux » dans leur lecture. « Ils y croient, en fait, à ce qu'ils lisent. Aller dans un salon, venir parler à un auteur, c'est déjà un grand geste, un cadeau, c'est déjà vouloir être en dialogue. »

La relève grandit

Depuis 2008, Catherine Mavrikakis est associée à la maison d'édition Héliotrope, qui fête ses 10 ans cet automne. « Dix ans, ça a passé si vite. J'avais l'impression que ça faisait plutôt cinq ou six ans. » 

Avec d'autres petits éditeurs qui ont bien grandi, comme Alto ou Le Quartanier, Héliotrope fait partie de cette relève qui n'en est plus une et qui s'impose de plus en plus dans l'univers littéraire québécois.

« Je suis contente de faire partie de ça. C'est bien que les petites maisons prennent beaucoup de place. Elles représentent une indépendance d'esprit qui est nécessaire dans le monde actuel. »

Souvenir de Salon 

Plus joyeuse qu'on ne le croit

L'oeuvre de Catherine Mavrikakis est plutôt sombre et pessimiste, et ses lecteurs, raconte-t-elle, sont souvent surpris de la voir aussi « joyeuse et énergique malgré tout ». « Plusieurs sont étonnés parce que je fais pas mal de blagues, même si elles sont mauvaises... Le plus drôle, ce sont ceux qui viennent me voir parce qu'ils me croient déprimée. Ils me disent: madame, vous êtes vraiment triste, on va vous aider! J'ai beau leur dire que je vais bien, ils ne me croient pas. »

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