Kyma au Planétarium: art à la puissance 10

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Mario Cloutier

La première collaboration entre l'ONF et le Planétarium se nomme Kyma, ondes en puissance. Sous la baguette du cinéaste Philippe Baylaucq, ça donne une oeuvre d'art à la puissance 10.

C'est un mariage de passion plus que de raison. Celle de deux institutions, l'Office national du film (ONF) et le Planétarium, qui souhaitent fusionner sciences, arts et émotions. Résultat: Kyma, ondes en puissance, un moyen métrage immersif qui fait voir l'invisible et ressentir sa présence tout autour de nous. 

Son réalisateur, Philippe Baylaucq, s'était fait la main deux fois dans le dôme du Planétarium avec Tempo et Aurorae. Cette fois, il a eu carte blanche pour créer une oeuvre plus artistique que didactique, d'autant plus prenante pour le spectateur.

«Le scientifique Neil Turok explique que les structures de l'Univers sont infiniment simples pourvu qu'elles soient très grandes, genre 10 à l'exposant 25, ou très petites, 10 à l'exposant -35. Entre les deux se trouve le vivant, c'est-à-dire nous, ce qu'on peut appeler le milieu bordélique», décrit le cinéaste. 

Pour visualiser les ondes, le film entremêle numérique et analogique en passant constamment du concret à l'abstrait, en remontant le passé et en se projetant dans l'avenir, de l'infiniment petit à l'infiniment grand. Au centre, quelques images humaines, musiciens et artistes de cirque, et de la nature.

Kyma, ondes en puissance est un moyen métrage immersif... (Image fournie par l’ONF) - image 2.0

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Kyma, ondes en puissance est un moyen métrage immersif qui fait voir l'invisible et ressentir sa présence tout autour de nous.

Image fournie par l’ONF

«C'était important d'inclure des humains dans l'image, sinon, dans l'immensité, on s'ennuie de sa maman.» 

«Au tout début de la création, on a parlé de musique et de son avec Robert [Marcel Lepage]. C'était un dialogue organique et vertigineux», explique le réalisateur.  

Pour un musicien polyvalent d'expérience comme Robert Marcel Lepage, Kyma représente un canevas immense et inspirant. Le compositeur de la musique originale a, lui aussi, obtenu carte blanche pour ce projet ambitieux. 

«Il me fallait composer avant que les premières images arrivent, surtout qu'on allait filmer les musiciens, explique celui-ci. Philippe a tourné plusieurs images autour d'ici et je me disais que le film devait être à l'image de Montréal, c'est-à-dire un mélange de jazz, de musiques orchestrale, électronique et bruitiste. Tout ça mélangé avec des voix. C'était agréable de ne pas être confiné à un seul style.»

Voyageurs de l'ombre

Le nouveau programme double du Planétarium présente aussi Voyageurs de l'ombre, une réalisation plus classique de la firme américaine Evans et Sutherland, adaptée par Maxime Pivin Lapointe, qui rend compte de découvertes récentes au sujet d'astéroïdes, de comètes et d'autres objets célestes. «C'est le résultat de trois missions d'exploration qui ont culminé en 2015, explique le réalisateur. Les petits objets célestes sont tout aussi fantastiques que les astres majeurs.»




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