Les expositions coups de coeur

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Les expositions préférées de notre journaliste en 2016.

Ragnar Kjartansson 

Exposition de l'année à Montréal? Probablement. Pas en raison de la notoriété de l'artiste islandais de 40 ans. Mais parce qu'il a présenté au Musée d'art contemporain (MAC) un bijou d'exposition dont évidemment The Visitors, la splendide installation visuelle et musicale au sein de laquelle on ne se lassait pas de se promener. Au rythme d'une lancinante composition jouée par une bande d'amis de l'artiste dans un grand manoir de la vallée de l'Hudson. Du vrai bonheur...

Edmund Alleyn

Autre bon coup du MAC cette année, la rétrospective consacrée à l'artiste québécois Edmund Alleyn a été une révélation. Onze ans après la disparition de ce surdoué de l'art, on a pu se rendre compte combien Alleyn a su se renouveler, s'éveillant au progrès, voire l'anticipant. L'exposition a bénéficié des lumières des commissaires Josée Bélisle et Mark Lanctôt et de l'attention assidue de Jennifer Alleyn, artiste, cinéaste et fille du peintre.

Self-Portrait [Autoportrait], 1980, Robert Mapplethorpe (1946-1989), épreuve à... (Photo fournie par le Musée des beaux-arts de Montréal) - image 2.0

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Self-Portrait [Autoportrait], 1980, Robert Mapplethorpe (1946-1989), épreuve à la gélatine argentique, 35,5 cm x 35,7 cm. Acquis conjointement par le J. Paul Getty Trust et le Los Angeles County Museum of Art, avec des fonds apportés par le J. Paul Getty Trust et la David Geffen Foundation © Robert Mapplethorpe Foundation.

Photo fournie par le Musée des beaux-arts de Montréal

Robert Mapplethorpe

L'exposition Focus: Perfection - Robert Mapplethorpe était risquée. Sans rigueur, l'hommage rendu par le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) au photographe américain aurait pu déraper. Mais la scénographie impeccable de cette rétrospective nous immerge sereinement au sein du foisonnant parcours d'un Mapplethorpe passionné, éclectique, rigoureux et conforme à sa réalité débridée. Portraits d'artistes, nus, clichés sadomasos et homoérotiques, oeuvres florales. L'audace et la sensualité de ses photos nous ont épatés, tout comme son esthétique sculpturale qui demeure inégalée.

Jusqu'au 22 janvier

Biennale de Montréal 2016

Les biennales sont des exercices délicats et complexes. On les découvre comme un enfant entrant dans un magasin de jouets et on les quitte avec un goût d'inachevé. Cela tient sans doute à la hauteur de nos attentes. Concocté par le commissaire européen Philippe Pirotte, Le grand balcon était un bon cru. Avec plus de corps et de fureur que celle de 2014. Parmi nos coups de coeur, citons les performances d'Anne Imhof, Janice Kerbel et Jacob Wren, et les créations de Luis Jacob, Njideka Akunyili Crosby, Valérie Blass, Nicole Eisenman, David Gheron Tretiakoff et Éric Baudelaire.

Jusqu'au 15 janvier 

L'exposition Notman photographe visionnaire présente une série d'agrandissements... (Photo David Boily, La Presse) - image 3.0

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L'exposition Notman photographe visionnaire présente une série d'agrandissements de portraits en noir et blanc, un genre photographique avec lequel il a pu exprimer sa sensibilité artistique.

Photo David Boily, La Presse

Notman

Il aura fallu attendre la veille des célébrations du 375e anniversaire de Montréal et des 150 ans du Canada pour souligner avec grandeur combien William Notman (1826-1891) a marqué l'histoire de la métropole et celle de la photographie. La rétrospective, présentée jusqu'au printemps au musée McCord, fait partie de ces moments d'exception qui dépaysent tout en révélant notre attachement à Montréal. Hélène Samson, commissaire et conservatrice des Archives Notman au McCord, a créé une exposition fouillée, diversifiée et aérée qui raconte, avec 300 clichés et objets, une partie de l'histoire de la ville et celle d'un remarquable précurseur.

Jusqu'au 26 mars

Nicolas Baier

Astérismes aura été une des expos réconfortantes de 2016. Monter un corpus sur la connaissance humaine, la complexité de la vie, la grandeur de la nature et notre responsabilité d'être à sa hauteur, le défi était grand. Nicolas Baier a su le relever grâce à sa passion pour la philosophie et la science, à ses talents, à la confiance de son bienfaiteur Pierre Trahan et à ses nombreux assistants qui ont travaillé huit mois sur ce projet de qualité muséale.

Pomodori Verdi Di Boissano, 1983, Pierre Ayot, acrylique,... (Photo André Pichette, La Presse) - image 4.0

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Pomodori Verdi Di Boissano, 1983, Pierre Ayot, acrylique, toile, bois, projection, 220 cm x 180 cm x 55 cm

Photo André Pichette, La Presse

Pierre Ayot

Première grande rétrospective consacrée à Pierre Ayot depuis sa mort en 1995, l'hommage a été à la hauteur du mérite de l'artiste montréalais. Présentées à la Grande Bibliothèque de Montréal, à la Fondation Guido Molinari, dans les galeries Graff, B-312 et Joyce Yahouda ainsi qu'au Musée d'art de Joliette et à partir de mardi au MBAM, les expos ont été préparées avec soin (encore bravo à Nicolas Mavrikakis!) et ont permis de faire résonner le message d'Ayot: soyez en éveil!

Jusqu'au 19 mars

3e Biennale d'art contemporain autochtone

Organisée par la galerie Art mûr, la troisième Biennale d'art contemporain autochtone (BACA) a brillé par sa flamboyance. Quelle belle idée de la présenter dans plusieurs endroits, notamment à la Guilde canadienne des métiers d'art et à la galerie d'art Stewart Hall de Pointe-Claire! Cela a permis d'en diversifier les contenus et de constater combien les autochtones puisent dans la modernité et les nouvelles technologies pour hybrider leurs créations, tout en conservant leur grande variété d'expressions.

Jean-Pierre Morin a fait l'objet d'une exposition d'envergure... (PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, archives LA PRESSE) - image 5.0

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Jean-Pierre Morin a fait l'objet d'une exposition d'envergure au centre d'art 1700 La Poste, à Montréal.

PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, archives LA PRESSE

Jean-Pierre Morin

Sculpteur de grandes oeuvres d'art public, Jean-Pierre Morin a été célébré au printemps dernier par le 1700 La Poste, à Montréal. Avec une rétrospective de ses élégantes créations des 10 dernières années, notamment ses belles sculptures élancées et ses dessins préparatoires. Une expo nourrissante soutenue par une mise en contexte vidéo de la réalisatrice Suzanne Guy. Un événement inspirant grâce à l'initiative d'Isabelle de Mévius, la bonne fée du centre d'art de Griffintown.

Grandmaison-Blais

Pascal Grandmaison et Marie-Claire Blais ont frappé fort au printemps avec La vie abstraite, un magnifique diptyque vidéo présenté chez René Blouin. Des images fascinantes, une installation efficace, une musique envoûtante, un sujet d'étude naviguant entre figuration et abstraction: le duo a fait montre d'une belle puissance esthétique et poétique. On a hâte au prochain corpus...




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