Accord sur l'utilisation des photographies de Vivian Maier

Durant plusieurs décennies, à partir des années 1950,... (PHOTO AP)

Agrandir

Durant plusieurs décennies, à partir des années 1950, Vivian Maier a pris des dizaines de milliers de photos dans les rues de Chicago et New York.

PHOTO AP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
New York

Un accord a été trouvé pour permettre l'exploitation de l'oeuvre de la photographe américaine Vivian Maier, sortie par hasard de l'anonymat après sa mort et connue mondialement depuis, a appris mercredi l'AFP de sources concordantes.

Si le principe d'un accord, qui inclut un volet financier, a été verbalement entériné, rien n'a été signé, a indiqué une source proche du dossier, sous couvert d'anonymat.

Un juge du comté de Cook, dont fait partie Chicago, doit encore entériner l'accord lors d'une audience fixée le 10 mai, a expliqué l'avocate Leah Jakubowski, qui représente le mandataire judiciaire des biens de Vivian Maier.

Une fois signé, l'accord liera le mandataire à John Maloof, un ancien agent immobilier qui a acheté en 2007 une série de négatifs de Vivian Maier lors d'une vente aux enchères, pour un peu moins de 400 dollars.

À l'époque, le travail de cette femme d'origine française était totalement inconnu.

Garde d'enfants et gouvernante durant toute sa vie professionnelle, Vivian Maier n'avait jamais montré ses photos, qui ont fini par être vendues aux enchères de son vivant car elle n'avait plus les moyens de payer les frais de stockage.

Elle est décédée en 2009, à 83 ans.

Durant plusieurs décennies, à partir des années 1950, elle a pris des dizaines de milliers de photos dans les rues de Chicago et New York, réalisant ainsi un très important travail documentaire sur la vie urbaine aux États-Unis.

Ses clichés ont été présentés dans des dizaines de galeries et festivals de photographie dans le monde.

Une photographie présentée dans le documentaire Finding Vivian Maier.... (EYESTEELFILM) - image 2.0

Agrandir

Une photographie présentée dans le documentaire Finding Vivian Maier.

EYESTEELFILM

Après avoir découvert la qualité du travail de Vivian Maier, John Maloof a acheté d'autres boîtes de négatifs et en possède aujourd'hui environ 100 000.

Il a réalisé un film sur l'artiste avec Charlie Siskel, Finding Vivian Maier, qui a été nommé pour l'Oscar du meilleur documentaire en 2015.

«Je suis enthousiaste à l'idée de continuer sans m'inquiéter au sujet de la publication de son travail», a réagi John Maloof, interrogé par l'AFP.

L'avocat américain David Deal, ancien photographe, a fait, de sa propre initiative, des recherches généalogiques pour identifier un héritier éventuel de l'artiste, qui n'avait pas eu d'enfant.

Il est parvenu à trouver Francis Baille, dont le père était le grand-oncle de Vivian Maier.

Une procédure est en cours devant la même juridiction de Chicago pour faire reconnaître Francis Baille comme héritier légal de la photographe, a expliqué à l'AFP David Deal.

En l'état, il ne peut pas être partie à l'accord, n'étant pas officiellement reconnu comme héritier, a précisé le conseil.

«Nous sommes plus près que jamais de trouver la preuve qu'il est bien l'héritier», a expliqué David Deal.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Arts

Tous les plus populaires de la section Arts
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer