Virée des galeries: Jurassic World: Apatosaurus et Jérôme Bouchard

Jurassic World: Apatosaurus... (PHOTO FOURNIE PAR STUDIOS FÉLIX ET PAUL)

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Jurassic World: Apatosaurus

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Mario Cloutier

Quelles sont les expositions à voir? Nos critiques en arts visuels proposent une tournée montréalaise de galeries et de centres d'artistes. À vos cimaises!

Jurassic World: Apatosaurus: face à face préhistorique

Les studios Félix et Paul ont accouché d'un dinosaure, un apatosaure pour être plus précis. Virtuellement réel et en trois dimensions.

Félix Lajeunesse et Paul Raphaël continuent leur périple hollywoodien. Après avoir réalisé Wild - The Experience, inspiré du long métrage de Jean-Marc Vallée, le duo montréalais s'attaque aux dinosaures du producteur Steven Spielberg avec Jurassic World: Apatosaurus.

Cette rencontre du troisième type avec un des plus grands animaux ayant existé sur la planète est une expérience virtuelle de trois minutes offrant au spectateur un face-à-face impressionnant avec ce dinosaure qui pouvait mesurer jusqu'à 21 mètres et peser 30 tonnes.

Au centre de cette réalité virtuelle, le porteur du casque Oculus est un gardien du Parc jurassique. À la suite d'un bruit inquiétant, nous voyons la femelle dinosaure se réveiller, venir nous humer, manger quelques feuilles d'arbres au-dessus de nos têtes, avant de se rendormir à côté de ses oeufs.

Une expérience fascinante, quoique trop courte, qu'on aime revivre plus d'une fois afin d'admirer la forêt tout autour, les sons ambiants et le réalisme de l'ensemble.

Les studios Félix et Paul ont également réalisé récemment Au coeur de la boîte Kurios sur le spectacle du même nom du Cirque du Soleil, une amusante et dynamique expérience qui nous place encore une fois au coeur visuel et sonore de l'action.

Jurassic World: Apatosaurus a été produit avec la dernière version du système de captation en réalité virtuelle des studios Félix & Paul grâce à une caméra stéréoscopique 3D 360º. L'expérience est disponible dans l'Oculus Store. Elle doit s'accompagner d'un appareil Oculus de Samsung qui sera disponible au Canada dès le 14 juillet. 

Catalogue

Le duo de créateurs d'ici fait partie de l'avant-garde en matière de réalité virtuelle au Canada et à l'international. Son catalogue comprend sept réalisations - dont Strangers With Patrick Watson et Herders, un documentaire sur la Mongolie - qui peuvent être visionnés gratuitement au centre PHI jusqu'à la fin de 2015.

Ces expériences virtuelles font aussi partie de la programmation de Sensory Stories, une exposition sur les nouvelles expériences narratives en provenance du Museum of Moving Image de New York.

La programmation comprend 16 oeuvres, dont une expérience de vol dans la peau d'un oiseau au-dessus de Manhattan, la possibilité de donner vie à des objets inanimés et le récit d'une femelle grizzli dans le parc national de Banff.

Cinq des installations ont été conçues par des créateurs canadiens, dont trois Québécois. L'exposition Sensory Stories sera présentée du 11 août au 27 septembre au centre PHI.

Vue d'installation, exposition Jérôme Bouchard, Galeries Roger BelleMare... (PHOTO GUY L'HEUREUX, FOURNIE PAR LA GALERIE) - image 2.0

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Vue d'installation, exposition Jérôme Bouchard, Galeries Roger BelleMare et Christian Lambert.

PHOTO GUY L'HEUREUX, FOURNIE PAR LA GALERIE

Jérôme Bouchard: zones grises

Roger Bellemare et Christian Lambert présentent les oeuvres récentes de Jérôme Bouchard, un artiste en progression constante.

La peinture se pratique la plupart du temps par une addition de petites touches, de grandes couches, d'aplats ou de dégradés de couleurs... Jérôme Bouchard, lui, procède à l'inverse. 

Il a découvert, il y a quelque temps déjà, le principe de la soustraction. Sa démarche donne des résultats fascinants.

Les tableaux de Jérôme Bouchard donnent à voir une géographie aux contours flous. Ce pourrait être une planète lointaine, des fonds marins ou, encore plus, des micro-organismes. 

Le regard y plonge et s'y perd avec plaisir. Libre, fantaisiste, audacieux même. Le peintre laisse tout à notre imaginaire. Ses aplats font rêver.

En privilégiant les tons de gris, celui qui dit «travailler de si près qu'il ne voit plus rien» nous offre un entre-deux luxuriant, un monde de possibilités puisqu'il n'est, justement, ni tout blanc ni tout noir.

Son tableau monumental Zoné gris suggère mille et un sujets fuyants au gré de la vision de l'artiste et du visiteur. On devine, par endroits, le passage de la main du peintre. A-t-il voulu dissimuler ou révéler? La richesse se cache dans le mystère. 

Son remarquable diptyque Angles morts procède d'un effet cinétique intéressant. On a beau être toujours en zone grise, des couleurs finissent par apparaître avec l'utilisation de surfaces comme l'aluminium et le polycarbonate. 

L'oeuvre de Jérôme Bouchard renvoie à une recherche accomplie, un travail minutieux. Il y a là finesse et intelligence. Et surtout un refus du compromis, du spectacle, de l'esbroufe. Rigueur et beauté.

Au même endroit, à voir également, les oeuvres des vétérans Stéphane La Rue et Jocelyne Alloucherie.

Les tableaux de Jérôme Bouchard sont exposés jusqu'au 18 juillet aux galeries Roger Bellemare et Christian Lambert (372, rue Sainte-Catherine Ouest, locaux 501 et 502).

Henri Matisse, Portrait au visage rose et bleu,... (PHOTO @SUCCESSION H. MATISSE/SODRAC (2015)) - image 3.0

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Henri Matisse, Portrait au visage rose et bleu, 1936-1937. Huile sur toile, 42 X 33,1 cm. Collection Musée d'art contemporain de Montréal.

PHOTO @SUCCESSION H. MATISSE/SODRAC (2015)

Les autres expos à voir

GENEVIÈVE CADIEUX

Pour préparer L'oeil et l'esprit, la commissaire Geneviève Cadieux a choisi une centaine d'oeuvres dans les voûtes du MACM, faisant montre d'un grand éventail d'intérêts de sa part. La photographe, dont l'oeuvre La voie lactée orne toujours le toit du musée, a rassemblé des pièces allant de 1868 à 2011: Matisse, Emily Carr, Robert Doisneau, Diane Arbus, Andres Serrano, Cindy Scherman, Bruce Nauman et Claude Tousignant, entre autres. 

Au MACM jusqu'au 18 octobre prochain.

ROULA PARTHENIOU

Playlist est une exposition estivale nous faisant découvrir les travaux rafraîchissants de cinq jeunes artistes canadiens et américains. Parmi eux, Jon Rafman, en ce moment en vedette au MAC, mais aussi une jeune artiste canadienne, Roula Partheniou qui travaille en trompe-l'oeil avec des objets de la vie quotidienne. De l'abstraction tout de même, quelque part entre Francine Savard et Stéphane La Rue. Les autres artistes exposés sont: Michael Assiff, James Kerr et Sara Magenheimer.

À la galerie Antoine Ertaskiran (1892, rue Payette), jusqu'au 18 juillet.

JARDINS DU PRÉCAMBRIEN

Les jardins sont en fleurs et celui de René Derouin recouvre tout le parterre américain en fêtant ses 20 ans. Son Symposium international d'art-nature regroupe des oeuvres de Giorgia Volpe (Brésil-Québec), Joëlle Morosoli (Québec), Richard Purdy (Québec), Damas Porcena (Haïti), Carlos Runcie Tanaka (Pérou), Lea Bucknell (Canada) et Minerva Ayon (Mexique). 

Le Symposium se déroule jusqu'au 12 octobre aux Jardins du précambrien (1301, montée Gagnon, Val-David).

JOCELYN ROBERT

L'artiste de Québec a eu la chance de voir la collection du Musée des beaux-arts de Nantes afin de créer des «interférences» dans le sens d'enrichissement. L'artiste y montre des oeuvres dialoguant entre elles et avec les lieux d'exposition. La présentation est complétée par ses propres productions ainsi que quelques oeuvres du Musée national des beaux-arts du Québec. 

L'exposition Interférences se poursuit au Musée des beaux-arts de Nantes jusqu'au 31 août.

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