Parle-moi d'amour: la permission d'être soi-même

L'oeuvre Nicolas Cage, de Guillaume Grenier-Fontaine  ... (PHOTO FOURNIE PAR LES IMPATIENTS)

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L'oeuvre Nicolas Cage, de Guillaume Grenier-Fontaine  

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Cette année, 150 artistes professionnels se sont associés à l'exposition-encan Parle-moi d'amour. L'événement a pour but de soutenir financièrement la cause des Impatients, organisme qui vient en aide, à travers l'expression artistique, aux personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale. Quelque 300 oeuvres sont exposées jusqu'au 18 mars à la Chapelle historique du Bon-Pasteur... et cherchent preneurs!

L'ardente colère de dieu de Will Noise ... (PHOTO FOURNIE PAR LES IMPATIENTS) - image 1.0

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L'ardente colère de dieu de Will Noise 

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La communauté des arts visuels du Québec (artistes, collectionneurs, conservateurs) a répondu avec un élan de solidarité record cette année pour aider Les Impatients. Mais aussi pour donner aux amateurs d'art la possibilité d'admirer des oeuvres réalisées à la fois par des artistes professionnels de renom et par des amateurs qui ont, ma foi, souvent bien du talent.

La Chapelle historique du Bon-Pasteur présente les oeuvres d'art à vendre sur deux étages. Certaines ont été données par des collectionneurs et sont placées dans une salle à part. Notamment une lithographie originale de Riopelle (Où nul ours n'est chassé), un bois gravé de René Derouin, une aquarelle de Pierre Dorion, une huile de Jean-Paul Jérôme, un grand tableau de Jérôme Fortin composé de mangas pliés, une gravure de Louis-Pierre Bougie, une sérigraphie d'Edmund Alleyn, une de Guido Molinari et une autre de Serge Lemoyne, enfin une abstraction de Jean-Michel Correia.

Impatients de créer

L'exposition des autres oeuvres a été orchestrée de façon respectueuse du talent de chacun, en mêlant les travaux des professionnels et ceux des amateurs. Et on a parfois des surprises en lisant les cartels! Les 125 artistes des Impatients présentent des oeuvres qu'ils ont créées dans l'un des huit ateliers de l'organisme fondé il y a 23 ans à l'initiative de Lorraine Palardy et Pierre Henry. Parmi les oeuvres de ces artistes impatients de créer et de guérir, citons celles de Will Noise, Guillaume Grenier-Fontaine, Myriam Anouk Augereau, Marielle Bourret et Myriam Rose Massoud.

L'amateur d'art a bien du plaisir à découvrir cette rencontre entre artistes de métier et artistes impatients, une communication mue par la force de l'art, estime Jo-Anne Kane, consultante en gestion de collections d'art et présidente d'honneur des Impatients.

Chez les artistes pro, nous avons bien aimé un dessin au graphite de Patrick Bernatchez (une femme qui semble porter un enfant à deux têtes) tout comme l'humour de Doyon-Rivest avec Grand vent de fermeture, le toucher de Gabor Szilasi avec sa photo prise lors d'un love-in de 1967 ou encore l'aisance de Marc Séguin, avec sa tête de singe d'Étude pour art.

Parmi les autres artistes professionnels qui ont fourni une oeuvre pour cet encan, citons Sylvain Bouthillette, Ed Pien, Sylvie Cotton, Chih-Chien Wang, Cozic, Cynthia Girard, Stéphane La Rue, Francine Savard, Richard-Max Tremblay, Francesca Penserini, Sophie Jodoin, Peter Krausz, Karen Tam, André Dubois, Pierre Durette, Dominique Blain ou encore Guillaume Boudrias-Plouffe.

Au 100, rue Sherbrooke Est, du mardi au vendredi, de 12h à 17h, et les fins de semaine de 13h à 17h, jusqu'au 18 mars

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