Collection Gurlitt: soutien financier anonyme d'une mécène

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Agence France-Presse
Genève

Une mécène de Berne, qui tient à rester anonyme, a apporté un gros soutien financier au Musée des beaux-arts de la capitale suisse qui a mis sur pied une entité spéciale pour s'occuper de la collection Gurlitt dont il vient d'hériter.

Les «moyens financiers», qui émanent d'une «mécène de Berne, amie de la maison, sont là» et «nous allons commencer rapidement ce travail», a déclaré Christoph Schaeublin, le président du conseil de Fondation du musée, dans une interview publiée mercredi par le journal suisse Tages Anzeiger.

Il s'agit d'un «montant à 7 chiffres», soit au moins un million de francs suisses, a indiqué à l'AFP une porte-parole du musée.

Le musée a annoncé cette semaine qu'il avait accepté cet héritage composé d'environ 1500 oeuvres, et que les oeuvres volées à des juifs seraient restituées.

Cornelius Gurlitt, fils d'un marchand d'art controversé du IIIe Reich et décédé cette année en Allemagne à 81 ans, a légué sa collection au Musée des Beaux Arts de Berne. Celle-ci comprend notamment des biens volés à des juifs et des oeuvres considérées comme de l"art dégénéré», retirées des musées allemands par les nazis.

Selon un groupe de travail allemand, 499 oeuvres ont une provenance qui est sujette à caution, et ont été rendues publiques sur le site de la «taskforce», lostart.de.

Le Musée de Berne devrait pour sa part publier cette semaine la liste complète de la collection léguée, selon sa porte-parole. Ce sera le premier inventaire complet rendu public.

Les responsables du Musée de Berne ont qualifié «d'époustouflante» la Collection Gurlitt. Il y a eu des «estimations contradictoires», ont-ils expliqué. «On a parlé de valeur s'élevant à des milliards mais aussi d'oeuvres de qualité médiocre, la vérité est que la collection est époustouflante», a déclaré Matthias Frehner, directeur du Musée des beaux-arts de Berne.

Parmi les pièces maîtresses figurent un tableau de grand format de Paul Cézanne, daté de 1847 et représentant la montagne Saint-Victoire.

La collection comprend également un tableau de Claude Monet de 1893, le «pont de Waterloo sous le brouillard», une «marine» de Manet, une oeuvre «très significative» de Paul Signac, et «plusieurs tableaux» de Gustave Courbet, dont un autoportrait connu sous le nom de L'apôtre.

La collection compte aussi une vue de Paris de Pissarro, mais il s'agit «sans conteste» d'une oeuvre spoliée, selon les responsables du musée.

Concernant les autres pièces maîtresses: «leur provenance est en cours d'examen», ont-ils ajouté.

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