Les trésors du Pérou au MBAM

  • Victor Pimentel (archéologue, commissaire exposition et conservateur art pré-colombien, à droite), Nathalie Bondil (directrice et conservatrice en chef, en noir), Sandra Gagné (chef de la production des expositions) et Marcel Marcotte (technicien au installations) étaient présent pour le dévoilement de Le Poulpe en or Mochica. (Photo: Édouard Plante-Fréchette, La Presse)

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    Victor Pimentel (archéologue, commissaire exposition et conservateur art pré-colombien, à droite), Nathalie Bondil (directrice et conservatrice en chef, en noir), Sandra Gagné (chef de la production des expositions) et Marcel Marcotte (technicien au installations) étaient présent pour le dévoilement de Le Poulpe en or Mochica.

    Photo: Édouard Plante-Fréchette, La Presse

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  • Les techniciens déballent et vérifient le bon état d'une oeuvre. (Photo: Édouard Plante-Fréchette, La Presse)

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    Les techniciens déballent et vérifient le bon état d'une oeuvre.

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  • Richard Gagnier, chef du services de la restauration dans une salle qui accueillera différents objets datant du 15e au 18e siècle. (Photo: Édouard Plante-Fréchette, La Presse)

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    Richard Gagnier, chef du services de la restauration dans une salle qui accueillera différents objets datant du 15e au 18e siècle.

    Photo: Édouard Plante-Fréchette, La Presse

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  • Marcel Marcotte, technicien aux installations, manipule un gobelet cérémoniel en bois peint, datant du 18e siècle, représentant la victoire des Incas sur les Chanca. (Photo: Édouard Plante-Fréchette, La Presse)

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    Marcel Marcotte, technicien aux installations, manipule un gobelet cérémoniel en bois peint, datant du 18e siècle, représentant la victoire des Incas sur les Chanca.

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  • Caisson contenant différents objets cérémoniels datant du 15e au 18e siècle. (Photo: Édouard Plante-Fréchette, La Presse)

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    Caisson contenant différents objets cérémoniels datant du 15e au 18e siècle.

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  • Marcel Marcotte, technicien aux installations, lave avec précaution les plastiques protecteurs qui couvrirons les oeuvres. (Photo: Édouard Plante-Fréchette, La Presse)

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    Marcel Marcotte, technicien aux installations, lave avec précaution les plastiques protecteurs qui couvrirons les oeuvres.

    Photo: Édouard Plante-Fréchette, La Presse

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  • Victor Pimentel, commissaire de l'exposition et conservateur de l'art pré-colombien du musée, regarde deux photos du célèbre photographe de mode Irving Penn. (Photo: Édouard Plante-Fréchette, La Presse)

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    Victor Pimentel, commissaire de l'exposition et conservateur de l'art pré-colombien du musée, regarde deux photos du célèbre photographe de mode Irving Penn.

    Photo: Édouard Plante-Fréchette, La Presse

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  • Marcel Marcotte (gauche), technicien aux installations et Richard Gagnier (droite), chef du services de la restauration, installent la protection sur un gobelet cérémoniel en bois peint, en forme de tête de félin de la civilisation inca datant du 18e siècle. (Photo: Édouard Plante-Fréchette, La Presse)

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    Marcel Marcotte (gauche), technicien aux installations et Richard Gagnier (droite), chef du services de la restauration, installent la protection sur un gobelet cérémoniel en bois peint, en forme de tête de félin de la civilisation inca datant du 18e siècle.

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  • Une peinture à l'huile sur toile de Mario Urtega représentant l'enterrement d'un vétéran. La toile date 1936 et appartient à la collection du Musée d'art moderne de New York. (Photo: Édouard Plante-Fréchette, La Presse)

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    Une peinture à l'huile sur toile de Mario Urtega représentant l'enterrement d'un vétéran. La toile date 1936 et appartient à la collection du Musée d'art moderne de New York.

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  • Marcel Marcotte, technicien aux installations, manipule un gobelet cérémoniel en bois peint, en forme de tête de félin de la civilisation inca datant du 18e siècle. (Photo: Édouard Plante-Fréchette, La Presse)

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    Marcel Marcotte, technicien aux installations, manipule un gobelet cérémoniel en bois peint, en forme de tête de félin de la civilisation inca datant du 18e siècle.

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Présentée du 2 février au 16 juin au Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM), l'exposition Pérou: royaumes du Soleil et de la Lune promet d'être fascinante. Avec 370 peintures, sculptures, céramiques, gravures, photographies et objets d'art de 30 collections du Pérou et de 15 d'Amérique du Nord et d'Europe, elle offre un panorama inédit sur 3000 ans d'un des berceaux de la civilisation mondiale.

La directrice et conservatrice en chef du MBAM Nathalie Bondil a eu l'idée de monter cette exposition à la suite d'un voyage au Pérou, en 2010. «On connaît l'art moderne mexicain, mais si l'art péruvien ancien a fait l'objet de plusieurs expositions, la période coloniale et l'indigénisme ne sont pas connus, même au Pérou», affirme Mme Bondil, qui a reçu cette semaine, à Paris, le prix Samuel de Champlain pour sa contribution au musée qu'elle dirige depuis six ans.

Assistée par Victor Pimentel, archéologue et conservateur de l'art précolombien au musée, la directrice du MBAM est allée au Pérou visiter les musées et rencontrer des collectionneurs et des archéologues. L'archéologie est au coeur de l'exposition, puisque l'écriture n'existait pas au Pérou avant le XVIe siècle.

«Le passé du Pérou est souvent vu au travers de la fascination pour les Incas, alors que ce n'est qu'une des civilisations du Pérou avec les Mochica (100-800 apr. J.-C.), les Huari (700-1200), les Lambayeque (750-1375), les Chimú (900-1476) et les Chancay (1100-1450), dit Nathalie Bondil. Ils ont défini une civilisation andine extraordinairement complexe et riche que l'archéologie a révélée. La mémoire avait été brisée par manque de transmission écrite. Les poètes que sont les archéologues l'ont reconstruite.»

Les découvertes majeures effectuées au Machu Picchu dans les années 1910 ont permis de comprendre des bribes du passé du Pérou. Pour nous les faire découvrir, Victor Pimentel a élaboré des thèmes reliés aux conceptions de l'univers et aux divinités qu'avaient les peuples préhispaniques, ainsi que leurs perceptions de la société et leurs rites.

«Les rites de sacrifice étaient des actes de régénération, explique-t-il. On met donc l'accent sur la relation entre morts et vivants. Le mort continuait de jouer un rôle fondamental dans la société. On le sortait en procession. Chez les Chimú, les Lambayeque ou les Incas, il participait aux discussions politiques!»

En ce qui a trait aux Incas, l'exposition comprend des figurines en or, argent ou tissu, des objets du quotidien, des couteaux ou des gobelets de cérémonie, trouvés dans des sépultures.

«On montre comment les Incas, avec leur empire du Tahuantinsuyu, ont eu le souci de la cohésion avec la langue du quechua d'abord, et en créant des normes pour les poteries, afin d'intégrer les différentes civilisations andines», souligne Victor Pimentel.

Le titre Pérou: royaumes du Soleil et de la Lune réfère aux subdivisions utilisées par les peuples andins. Le soleil, le jour et la saison sèche étaient considérés comme masculins, tandis que la lune, la nuit et la saison des pluies étaient féminines. Les divinités féminines sont associées à la lune et les masculines au soleil.

On retrouve cette symbolique dans l'orfèvrerie, les tissus et des objets en argile. Deux figurines masculine et féminine datant de 3000 à 2000 ans av. J.-C. sont exceptionnelles. Trouvées à Caral, la ville la plus ancienne du continent américain, elles représentent la première forme de figuration connue dans les Andes.

Enfin, oeuvre symbole de l'exposition, l'ornement frontal mochica en or, dérobé d'un site de fouilles en 1988, a été retrouvé par Scotland Yard à Londres en 2004. Il s'agit de sa première exposition officielle hors du Pérou, depuis sa restitution en 2006.

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    Les techniciens déballent et vérifient le bon état d'une oeuvre. (Photo: Édouard Plante-Fréchette, La Presse)

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