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L'écrivain britannique John Berger n'est plus

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Né à Londres en novembre 1926, John Berger enseigne le dessin de 1948 à 1955, avant de devenir, à partir de 1952, un critique d'art influent, selon les Éditions de l'Olivier, sa maison d'édition française.

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Agence France-Presse
Londres

L'écrivain britannique John Berger, qui fit sensation en partageant avec les Black Panthers la dotation du Man Booker Prize dont il fut lauréat en 1972, est mort à l'âge de 90 ans près de Paris, a annoncé mardi son fils à l'AFP. «Il est mort (lundi) à midi trente à Antony», a déclaré Jacob Berger, joint par téléphone, précisant que son père avait été hospitalisé quelques jours avant pour une insuffisance rénale.

Il s'est éteint «à la maison, entouré par les siens (...) de manière très sereine», a également dit le cinéaste, ajoutant, sur Twitter: «Sans peur ni témérité, mais attentif, désireux de connaître la suite de l'histoire. En Écrivain».

John Berger résidait depuis quelques années à Antony, en région parisienne, après avoir vécu depuis les années soixante-dix à Quincy, un village des Alpes françaises.

Né à Londres en novembre 1926, John Berger enseigne le dessin de 1948 à 1955, avant de devenir, à partir de 1952, un critique d'art influent, selon les Éditions de l'Olivier, sa maison d'édition française.

«Passionné par les formalistes et les constructivistes russes», il écrit sur «Courbet, Cézanne, Picasso, Dürer, Le Titien», précise-t-elle.

Cet artiste prolifique et touche à tout, auteur de nombreux livres et pièces de théâtre mais aussi poète, peintre et scénariste, publie en 1958 son premier roman «Un Peintre de notre temps».

En 1972, il est lauréat du Man Booker Prize, le plus prestigieux des prix littéraires de langue anglaise, pour son roman «G.», l'histoire du fils bâtard d'une aristocrate anglaise et d'un négociant italien.

Il fait alors sensation en offrant la moitié de la dotation de ce prix au mouvement des Black Panthers, fidèle à ses convictions d'intellectuel engagé, pourfendeur du capitalisme, qui ont marqué ses oeuvres et sa réflexion tout au long de sa carrière.

«Jamais auparavant la dévastation provoquée par la poursuite du profit, telle que la dicte le capitalisme, n'avait eu l'ampleur qu'elle a aujourd'hui», écrit-il en 2005 dans le Monde diplomatique.

«Comment, dès lors, est-il possible de ne pas tenir compte de Marx, qui a prophétisé et analysé cette dévastation? Peut-être est-ce parce que les gens, beaucoup de gens, ont perdu tous leurs repères politiques. Sans carte, ils ne savent pas où ils vont».

«Il n'y a pas un texte de John qui ne soit pas imprégné d'un regard politique», souligne son fils.

«c'était un ami du sous-commandant Marcos, c'était un ami du peuple palestinien (...) qui avait une position politique extrêmement forte sans être un communiste borné et dogmatique», ajoute-t-il.

John Berger, poursuit Jacob Berger, s'était d'ailleurs installé en France pour fuir l'Angleterre «extrêmement anti-communiste» des «années 50 et du début des années 60».

Écrivain «visionnaire», écrit le quotidien britannique The Guardian, Berger avait «contribué à transformer la manière dont toute une génération regardait et percevait l'art».

«John Berger a changé la manière dont nous voyons le monde», a abondé sur Twitter le leader du parti travailliste britannique, Jeremy Corbyn.

«C'était un défenseur du socialisme, et d'une vie plus douce et généreuse pour tout un chacun».




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