Morgan Stanley portée par les grosses fortunes

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L'établissement, dont le siège est au coeur de Manhattan à Times Square, a enregistré un bénéfice net de 1,7 milliard de dollars, en hausse de 11,2% sur un an, au troisième trimestre achevé fin septembre.

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Agence France-Presse
New York

La banque d'affaires américaine Morgan Stanley a réussi à limiter l'impact du déclin des recettes générées par ses courtiers au troisième trimestre, grâce à une hausse des commissions perçues par ses banquiers conseillant les entreprises et les grosses fortunes.

L'établissement, dont le siège est au coeur de Manhattan à Times Square, a enregistré un bénéfice net de 1,7 milliard de dollars, en hausse de 11,2% sur un an, au troisième trimestre achevé fin septembre.

Ce résultat s'est traduit par un bénéfice par action ajusté, référence en Amérique du Nord, de 93 cents, supérieur aux 81 cents anticipés en moyenne par les analystes financiers.

Tiré par les commissions perçues par les banquiers dans les activités de conseil aux entreprises et de gestion de grosses fortunes, le chiffre d'affaires a augmenté de 0,35% à 9,2 milliards de dollars, contre 9,01 milliards anticipés.

À Wall Street, le titre gagnait 1,40% à 49,65 dollars vers 7h30 dans les échanges électroniques de pré-séance.

«Nos résultats du troisième trimestre reflètent la stabilité de nos activités de gestion de grosses fortunes de banque d'investissement au moment où l'activité de courtage est confrontée à un environnement calme», a commenté le PDG James Gorman.

Morgan Stanley, qui avait failli déposer le bilan au moment de la crise financière, privilégie depuis quelques années des activités moins spéculatives et mise sur la gestion des grosses fortunes. La banque veut ainsi proposer des prêts à ses clients les plus riches et va déployer dans les prochaines semaines un robot pour gérer les comptes les moins bien approvisionnés.

Cette stratégie semble porter ses fruits, car les revenus de l'activité de gestion de grosses fortunes, 46% du chiffre d'affaires, a enregistré une hausse de 8,7% de ses revenus à 4,22 milliards de dollars pour un bénéfice opérationnel de 1,1 milliard (+24%).

La division de banque d'investissement a certes vu ses recettes diminuer de 3,9% à 4,4 milliards de dollars, mais les commissions perçues par les banquiers ayant conseillé les entreprises dans les transactions de fusions-acquisitions ont bondi de 10% et de 15% dans les opérations d'introductions en Bourse.

Comme attendu, le chiffre d'affaires des activités de courtage a baissé de 9,4% à 2,9 milliards de dollars, pâtissant d'un plongeon de 20% des revenus générés par la négociation des obligations, taux, devises et matières premières (FICC, revenus fixes), vache à lait des grandes banques avant la crise de 2008.

Les raisons du déclin sont essentiellement liées à la faible volatilité observée actuellement sur les marchés financiers où les investisseurs sont prudents en attendant la réforme fiscale en cours d'élaboration à Washington.

L'indice VIX de volatilité dit «indice de la peur», évoluait jeudi à 10,13, un très bas niveau. Il est descendu le 26 juillet jusqu'à 8,84, son plus bas depuis 1993, quand il avait été introduit sur les marchés.




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