Boeing relève encore ses prévisions annuelles

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Une usine de Boeing à Renton, dans l'État de Washington.

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Agence France-Presse
New York

Le constructeur aéronautique américain Boeing (BA) a relevé mercredi pour la troisième fois consécutive sa prévision de bénéfice annuel, après avoir dépassé les attentes au troisième trimestre grâce à une demande accrue pour les avions de ligne,

De juillet à septembre, le bénéfice net a grimpé de 17,6% sur un an à 1,36 milliard de dollars, selon un communiqué de l'entreprise.

Cette performance se traduit par un bénéfice par action hors éléments exceptionnels, référence en Amérique du Nord, de 2,14 dollars, contre 1,98 dollar attendu.

Le chiffre d'affaires est également ressorti supérieur aux attentes, à 23,78 milliards de dollars (+7,5% sur un an), contre 22,02 milliards de dollars anticipés.

L'activité reste tirée par l'aviation civile dont les revenus ont bondi de 15,1% sur un an à 16,11 milliards de dollars, tandis que les activités militaires sont toujours affectées par la baisse des dépenses notamment du Pentagone. Les recettes militaires ont diminué de 1,65% sur un an à 7,91 milliards de dollars. Boeing a fait part récemment de son intention de réduire les coûts dans cette division pour s'adapter aux coupes budgétaires de gouvernements à travers le monde.

Fort de son solide trimestre, l'avionneur a porté son objectif de bénéfice par action annuel dans une fourchette comprise entre 8,10 et 8,30 dollars, contre 7,90 à 8,10 dollars annoncés auparavant. Les analystes attendent en moyenne 8,28 dollars.

Boeing tire profit de la dynamique actuelle dans l'aviation civile où les prix élevés du pétrole poussent les compagnies aériennes à renouveler leurs flottes avec des avions économes en carburant.

Ainsi, les versions remotorisées de son meilleur vendeur, le 737, et le 777-9X, une version modernisée de son long-courrier vedette qui comprend une nouvelle motorisation et une nouvelle voilure en composite, deux éléments permettant aux compagnies aériennes de réduire leur facture de kérosène, restent très demandés.

Idem pour son avion nouvelle génération, le 787 «Dreamliner», dont les livraisons ont accéléré ces derniers mois.

Lors des trois derniers mois, Boeing a reçu 501 commandes nettes et livré 186 appareils, soit une hausse de 9,4% sur un an.

En septembre, la compagnie à bas coûts Ryanair lui a passé commande d'au moins 100 avions de la famille 737, estimés au total à 11 milliards de dollars au prix catalogue.

L'avionneur a en conséquence décidé d'augmenter la production mensuelle des modèles 737: à compter de 2018, le constructeur aéronautique va produire 52 appareils par mois contre 47 annoncés précédemment pour 2017.

À Wall Street, le titre Boeing hésitait: après avoir bondi de plus de 2% il reculait légèrement de 0,09% à 127 dollars vers 8h10 dans les échanges de pré-séance.

De premières affaires en Iran depuis 35 ans

Boeing a effectué ses premières transactions en Iran depuis l'embargo américain de 1979 et la crise des otages, a-t-il indiqué mercredi dans un document boursier.

«Durant le troisième trimestre, nous avons vendu des manuels d'avions, des dessins, des cartes et données de navigation à Iran Air», la compagnie aérienne nationale, écrit le constructeur aéronautique.

Ces opérations sont légales, Boeing ayant obtenu un feu vert en avril du département du Trésor, dans le cadre de l'accord intérimaire sur le nucléaire iranien signé en novembre 2013 entre Téhéran et le groupe 5+1 (États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine et Allemagne).

Cette licence l'autorise à vendre des pièces détachées d'avions de ligne qui ont besoin d'être changées pour des raisons de sûreté à l'Iran sur «une courte durée».

Ces premières transactions ont généré pour l'avionneur américain un chiffre d'affaires de 120 000 dollars pour un bénéfice net de 12 000 dollars, selon le document.

«Nous allons effectuer des ventes supplémentaires (en Iran) dans le cadre de cette licence», ajoute l'avionneur.

Iran Air possède dans sa flotte des Boeing livrés avant la révolution de 1979, ainsi que des Airbus et des avions russes Tupolev.

Un autre groupe américain, le conglomérat General Electric (GE), a aussi obtenu des autorités américaines la permission de vendre à l'Iran des pièces détachées d'avions de ligne. GE fabrique notamment des réacteurs.




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