Une rondelle sonore finaliste à un concours d'ingénierie

Tout droit sortie d'un laboratoire d'impression 3D, la... (PHOTO JON BLACKER, PC)

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Tout droit sortie d'un laboratoire d'impression 3D, la rondelle mesure 14 centimètres de diamètres pour cinq de hauteur et pèse environ 600 grammes.

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Michelle McQuigge
La Presse Canadienne
TORONTO

Un duo d'étudiants universitaires ontariens qui tente de concevoir une rondelle sonore pouvant être utilisée par les hockeyeurs souffrant de problèmes visuels fait face à une foule difficile à convaincre.

Leurs critiques les plus dures ne viendront pas des juges internationaux qui ont évalué leur invention dimanche dans le cadre d'un concours d'ingénierie, mais bien des joueurs eux-mêmes. Selon eux, des tentatives de concevoir des rondelles contenant des bruiteurs électroniques ont lieu depuis des décennies, mais aucune n'a encore abouti à un modèle qui fonctionne bien sur la glace.

Les joueurs de hockey ayant des problèmes visuels affirment qu'il est difficile de produire une rondelle qui peut aussi bien être entendue en mouvement, sur la glace ou dans les airs, qu'à l'arrêt sur la ligne bleue. La température de la glace et l'acoustique particulière des arénas sont autant d'autres défis qui demeurent encore non résolus.

Le directeur général de Courage Canada, une organisation qui fait la promotion du hockey pour les personnes ayant une déficience visuelle, Matt Morrow, souligne que la rondelle doit être à la fois plus grosse et moins rapide qu'un modèle traditionnel, pour permettre aux joueurs ayant différents degrés de vision de jouer. Elle doit aussi être faite de matériaux souples pour éviter les blessures, tout en étant assez résistante pour frapper les bâtons et les poteaux.

Toutes ses exigences ont poussé deux étudiants du Sheridan College d'Oakville à repenser le design de leur rondelle sonore trois fois au cours des cinq derniers mois. Ryan Vieira et Kristoffer Pascual - qui voient très bien et n'aiment pas particulièrement le hockey - disaient croire être arrivés à un modèle qui leur permettrait de se distinguer au Défi de fabrication additive innovante 3D (IAM3D) qui se déroulait dimanche à Boston, aux États-Unis.

Le duo a obtenu la première place dans la catégorie des produits remaniés. Leur création figurait parmi les 20 finalistes du défi, dont trois autres provenaient également du Sheridan College.

Tout droit sortie du laboratoire d'impression 3D de leur établissement scolaire, la rondelle mise au point par Ryan Vieira et Kristoffer Pascual mesure 14 centimètres de diamètre pour cinq de hauteur et pèse environ 600 grammes. Elle est constituée de deux embouts de nylon entourés par une enveloppe d'aluminium et ses avertisseurs sonores internes sont branchés sur une batterie neuf volts.

Peu importe le verdict des juges de IAM3D, le véritable test sera celui des joueurs qui mettront cette nouvelle rondelle sonore à l'épreuve sur la glace au cours d'une partie endiablée, conclut Matt Morrow.

PRÉCISION

Dans une version précédente, il était indiqué que la rondelle s'adressait aux joueurs atteints de problèmes auditifs. Elle s'adresse plutôt à ceux qui ont des problèmes visuels.

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