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Une force d'intervention créée pour s'attaquer à la tuberculose chez les Inuits

Natan Obed, président de la communauté inuite Tapiriit... (PHOTO Sean Kilpatrick, LA PRESSE CANADIENNE)

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Natan Obed, président de la communauté inuite Tapiriit Kanatami, a affirmé que le gouvernement fédéral n'avait jamais promis - avant ce jour - un programme mixte visant à éradiquer la maladie.

PHOTO Sean Kilpatrick, LA PRESSE CANADIENNE

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Kristy Kirkup
La Presse Canadienne
OTTAWA

Le gouvernement fédéral a dévoilé jeudi un plan visant à éliminer les taux considérablement élevés de tuberculose au sein de la population inuite du Canada.

La ministre des Services aux Autochtones, Jane Philpott, a annoncé la création d'une force d'intervention conjointe entre le fédéral et la population inuite pour s'attaquer au fait que le taux de tuberculose y est 270 fois plus important que celui dans la population canadienne non autochtone.

Natan Obed, président de la communauté inuite Tapiriit Kanatami, a affirmé que le gouvernement fédéral n'avait jamais promis - avant ce jour - un programme mixte visant à éradiquer la maladie.

M. Obed a parlé d'un pas en avant «monumental» qui reconnaît l'existence d'une crise.

La force d'intervention contribuera à s'assurer que les organisations inuites et les gouvernements sont sur la même longueur d'onde quant à l'offre de services à Nunangat - la terre natale inuite -, a-t-il affirmé.

La tuberculose est présente dans la population inuite depuis plus de cent ans, a dit Mme Philpott, ajoutant que la volonté politique et une organisation et des ressources considérables seront nécessaires pour s'attaquer au problème.

«Les gens font face à des barrières linguistiques. Il y a de graves pénuries d'infirmières et d'autres professionnels de la santé dans les secteurs les plus sérieusement touchés», a-t-elle notamment souligné.

La ministre a aussi parlé jeudi du cas d'Ileen Kooneeliusie, une fillette de 15 ans morte de tuberculose dans un hôpital d'Ottawa.

«Nous entendons le récit d'une personne en particulier, et cela montre souvent la réalité derrière les statistiques», a-t-elle indiqué.

«Quand vous entendez les récits sur une fillette de 15 ans qui est morte dans cette ville en 2017 de la tuberculose, cela vous fait réaliser les très graves injustices qui existent encore.»

Ottawa a aussi promis d'agir relativement aux souffrances vécues par les Inuits dans les réinstallations et les mauvais traitements durant l'épidémie de tuberculose des années 1940, 1950 et 1960.




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