Personnes avec incapacité: les jeunes plus susceptibles de manquer d'aide

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Ce sont donc les jeunes de 15 à 34 ans vivant avec une incapacité qui sont les plus susceptibles de manquer d'aide, et ce, pour ces deux types d'activités, comparativement aux personnes âgées de 65 ans et plus dans la même situation.

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne
Montréal

Chez les Québécois qui ont une incapacité, ce sont les jeunes, comparativement aux plus âgés, qui ont une plus grande probabilité de manquer d'aide, voire de ne pas avoir d'aide.

Cette donnée ressort d'une étude de l'Institut de la statistique du Québec (ISQ), publiée mardi, sur les besoins d'aide non comblés chez les personnes qui vivent avec une incapacité. Elle a été réalisée en colloboration avec l'Office des personnes handicapées du Québec.

L'étude s'est arrêtée sur l'aide tant pour les activités de la vie quotidienne de base, comme les soins personnels et les soins à domicile, que pour les activités de la vie domestique, comme la préparation des repas, les travaux ménagers et les courses.

Ce sont donc les jeunes de 15 à 34 ans vivant avec une incapacité qui sont les plus susceptibles de manquer d'aide, et ce, pour ces deux types d'activités, comparativement aux personnes âgées de 65 ans et plus dans la même situation.

«Quelle que soit la nature des activités examinées, les jeunes adultes avec incapacité (15 à 34 ans) ont une probabilité plus grande de manquer d'aide ou de n'avoir aucune aide pour réaliser leurs activités, et ce, même si d'autres facteurs pertinents ont été pris en compte (par exemple la sévérité de l'incapacité et le type d'incapacité, mais aussi certaines caractéristiques socioéconomiques comme le revenu personnel, le fait de vivre seul et le niveau de scolarité)», écrivent les auteurs.

Ils en concluent que «les personnes de 15-34 ans avec incapacité sont davantage freinées dans leur participation sociale que celles plus âgées, surtout lorsque le manque d'aide nuit à la réalisation des activités de la vie quotidienne de base, qui sont des activités jugées essentielles au maintien de la santé, du bien-être et de la sécurité d'un individu».

Au cours d'une entrevue, une des auteures de l'étude et analyste à l'Institut de la statistique, Chantale Lecours, a avancé une hypothèse pour expliquer ce phénomène: «les personnes plus âgées ont peut-être davantage accès à leurs enfants, par exemple, pour les aider - ce qu'on appelle les proches aidants. Les plus jeunes n'ont peut-être pas accès à ça».

De façon générale, environ 75% des personnes de 15 ans et plus avec une incapacité ont besoin d'aide pour au moins une activité de la vie quotidienne ou domestique.

Parmi eux, 57% ont un besoin d'aide qui n'est pas comblé, soit pour les activités de la vie domestique, comme la préparation des repas, les travaux ménagers et les courses, soit pour les activités de la vie quotidienne de base, comme se laver, s'habiller ou prendre ses médicaments, précise-t-on dans la recherche.

Selon les données de recherches réalisées en 2001 et en 2006 et citées dans l'étude, la proportion des personnes qui ont ainsi des besoins d'aide non comblés a même crû dans l'ensemble des personnes qui ont des besoins d'aide.

Et ce sont les besoins d'aide non comblés pour les activités de la vie domestique qui ont le plus augmenté, c'est-à-dire les besoins comme la préparation des repas, les travaux ménagers et les courses.

Par ailleurs, ce sont les hommes qui ont le plus de besoins non comblés pour ce qui est des activités quotidiennes de base, comme se laver, s'habiller et prendre ses médicaments. La proportion est de 45% pour les hommes et de 39% pour les femmes.

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