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Gabriel Bran Lopez

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Gabriel Bran Lopez, fondateur et directeur general de... (Photo Anne Gauthier, La Presse)

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Gabriel Bran Lopez, fondateur et directeur general de Fusion Jeunesse.

Photo Anne Gauthier, La Presse

 

Martin Beauséjour
La Presse

Le deuxième Festival de robotique FIRST s'est tenu au stade Uniprix, du 14 au 16 mars dernier. Une trentaine d'écoles ont participé à l'événement qui vise à promouvoir l'importance des carrières en sciences et technologies. À la barre de cette manifestation se trouve Gabriel Bran Lopez, cofondateur du festival et directeur général de Fusion Jeunesse, un organisme qui lutte contre le décrochage scolaire. La Presse et Radio-Canada nomment Gabriel Bran Lopez Personnalité de la semaine.

Favoriser l'Inspiration et la Reconnaissance des Sciences et de la Technologie (FIRST), voilà la mission de ce festival, qui est loin d'être une «expo-science», comme le précise Gabriel Bran Lopez, cofondateur de l'événement.

Scindé en deux volets, l'événement propose des joutes où s'affrontent des robots créés par des équipes de jeunes du secondaire et leurs mentors. Les participants des écoles primaires testent, pour leur part, des programmes et des robots construits avec une technologie du géant LEGO.

Chacune des équipes du secondaire est jumelée à un étudiant universitaire qui transmet son savoir, et à des commanditaires qui peuvent offrir l'expertise et la machinerie. «Une formule où tout le monde est gagnant», assure le jeune homme de 29 ans.

«Les élèves veulent s'impliquer dans des projets passionnants, les mentors universitaires ont la chance de mettre leurs compétences en pratique, et les entreprises technologiques veulent intéresser les jeunes à des carrières dans leurs secteurs d'activité», résume le cofondateur.

Selon ce dernier, le festival FIRST vient combler un vide. «Il y a peu d'événements pour introduire les jeunes aux sciences et aux technologies, déplore-t-il. Deux universités québécoises et des commissions scolaires ont même lancé, l'année dernière, une chaire de recherche afin de trouver des moyens pour les intéresser à ces domaines, où les perspectives d'emplois sont excellentes.»

Fusion Jeunesse

Cette idée de mélanger école, université et entreprise n'est pas nouvelle pour Gabriel Bran Lopez. Il en a fait la raison d'être de son organisme, Fusion Jeunesse, qui vise à contrer le décrochage scolaire. «Pour moi, il est là, le futur de l'école, quand les différents paliers travaillent tous ensemble, quand tout est en continuum.»

Fusion Jeunesse établit des partenariats entre des écoles de milieux défavorisés et des universités, afin de lancer des projets technologiques, environnementaux ou artistiques. Ces activités s'étendent sur toute l'année scolaire et les étudiants universitaires y consacrent 15 heures par semaine, tout en étant rémunérés.

«Les jeunes sont ainsi stimulés à s'impliquer davantage dans la réussite de leurs études, et les taux d'absentéisme et de décrochage diminuent», souligne celui qui voudrait étendre ses activités au reste du pays.

Combattre l'inertie

Originaire du Guatemala, Gabriel Bran Lopez est arrivé au Canada à l'âge de trois ans. Ses parents ont fui la guerre qui a ravagé le pays pendant 36 ans. «Élevé dans Saint-Michel et Hochelaga», le jeune homme est bachelier en communications de l'Université Concordia.

Mordu de voyage et ayant la fibre humanitaire, il a parcouru l'Amérique, l'Europe et l'Afrique. Il était, en 2007, en Ouganda, pour travailler auprès de jeunes «infectés ou affectés» par le VIH/sida. «J'ai croisé des enfants soldats, la misère, la guerre. Mais cette expérience m'a apporté probablement plus que ce que j'ai donné là-bas», avoue-t-il humblement.

C'est quand il est rentré à Montréal, en 2008, après une seconde mission africaine, que des écoles de quartiers défavorisés l'ont invité à venir partager son expérience, et son parcours, afin de motiver les élèves.

Partout, les jeunes lui ont avoué la même chose: ils désiraient des projets stimulants pour rester motivés, et des mentors présents tout au long de l'année. Il n'en fallait pas plus pour que le jeune conférencier se retrousse les manches et approche l'Université Concordia pour la mise sur pied d'un projet-pilote. Quelques mois plus tard, il lançait déjà sept projets pour 150 jeunes de deux écoles différentes.

«Je n'aime pas l'inertie. La société prend son temps pour examiner un problème, mais l'enfant, lui, n'attend pas pour décrocher», souligne le jeune directeur général.

Aujourd'hui, «grâce à une formidable équipe et à des partenaires hors pair», Fusion Jeunesse chapeaute plus de 125 projets dans 65 établissements et mobilise plus de 8000 jeunes.

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