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Nancy Dumais et Brendan Bell: un nouvel espoir de contrôler le VIH

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Ce que Brendan Bell, Nancy Dumais et leur... (Photo : Maxime Picard, Imacom)

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Ce que Brendan Bell, Nancy Dumais et leur équipe ont découvert, c'est le mécanisme par lequel le virus devient actif.

Photo : Maxime Picard, Imacom

Philippe Mercure

Philippe Mercure
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Le VIH déjoue les meilleurs scientifiques de la planète depuis des décennies. Mais deux microbiologistes de l'Université de Sherbrooke, Nancy Dumais et Brendan Bell, lui ont arraché cette année un important secret: le mécanisme par lequel il s'active après être resté en phase «dormante» dans les cellules des personnes infectées.

Même si la guerre contre le VIH est loin d'être gagnée, cette importante découverte ouvre la porte à la mise au point d'un éventuel traitement qui permettrait de faire sortir le virus de sa cachette pour le combattre... ou de l'y garder à jamais en dormance.

«On pourrait imaginer un traitement qui garderait le virus en latence pendant toute la vie de l'individu, jusqu'à ce qu'il décède d'une autre cause», explique Nancy Dumais.

L'une des raisons pour lesquelles le VIH est si difficile à combattre, c'est qu'il se cache dans les cellules du système immunitaire du patient.

Tant qu'il y est tapi, ni le système immunitaire ni les médicaments antirétroviraux ne peuvent l'éliminer. Le hic, c'est qu'il peut s'activer à tout moment et rendre le patient malade.

Ce que Brendan Bell, Nancy Dumais et leur équipe ont découvert, c'est le mécanisme par lequel le virus devient actif.

Leur travail, publié dans la revue Retrovirology du 26 juillet dernier, a fait le tour du monde.

Brendan Bell aime dire que son équipe a trouvé la «serrure» qui donne accès au mécanisme d'activation. La découverte a amené bien des chercheurs - lui le premier - à tenter de trouver la clé: la molécule qui permettrait d'agir sur le mécanisme et contrôler l'activation ou la latence du virus.

M. Bell a déjà établi des collaborations avec des équipes françaises, américaines et espagnoles à ce sujet.

«On a déjà commencé à sortir des protéines qui semblent vraiment contrôler la latence du VIH. C'est franchement très, très excitant», dit M. Bell.

«Le virus du VIH est rusé, avertit cependant sa collègue Nancy Dumais. Il est très difficile de dire si et à quel moment notre découverte pourrait conduire à l'élaboration d'un médicament.»

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