Laval dévoile son plan d'accueil des réfugiés syriens

Outre une subvention de 45 000 $, le maire de... (PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE)

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Outre une subvention de 45 000 $, le maire de Laval a annoncé un plan de concertation dressé en partenariat avec deux organismes pour faciliter l'accueil des réfugiés. Sur notre photo, prise samedi dernier, des proches de réfugiés syriens attendent leur arrivée dans un centre d'accueil de Montréal.

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Hugo Meunier
Hugo Meunier
La Presse

Laval a annoncé vendredi une subvention de 45 000 $ à deux organismes communautaires pour soutenir leurs efforts dans l'accueil des réfugiés syriens. Une somme jugée dérisoire par des élus de l'opposition.

Même si la répartition finale n'est pas arrêtée, Laval s'attend à accueillir quelques centaines de réfugiés syriens d'ici l'an prochain. La très forte majorité des 7300 Syriens attendus au Québec devraient d'ailleurs être accueillis dans la région de Montréal, dont Laval fait partie.

Laval, qui se targue d'avoir accueilli autant de réfugiés syriens que Montréal lors de l'arrivée du premier groupe au Quévec, la semaine dernière, prévoit cependant un budget 20 fois moins important que celui de la métropole pour concerter ses opérations.

Le maire Denis Coderre a en effet annoncé en novembre qu'une somme d'un million de dollars allait être dégagée de son budget municipal. Cette somme couvre toutefois l'embauche d'un consultant à 1800 $ par jour, ce qui a fait grincer des dents, récemment.

«45 000 $, c'est un peu gênant pour Laval. C'est peu pour soutenir une telle opération.»

Pierre Anthian, conseiller indépendant de Laval-des-Rapides, au sujet de la contribution financière lavalloise

La subvention a néanmoins été annoncée en grande pompe vendredi à l'hôtel de ville de Laval, en présence du maire, d'élus et de responsables d'organismes communautaires.

Deux Syriens étaient aussi présents dans la salle, flanqués d'un interprète. « Bienvenue chez vous ! », leur a cordialement lancé le maire Marc Demers, en entrant dans la pièce. L'un d'eux, Georges Bidan, est fraîchement arrivé il y a un mois avec ses parents et son petit frère. « On a quitté Alep pendant la guerre pour s'installer au Liban pendant trois ans. Aujourd'hui, c'est merveilleux, on habite chez ma tante et je vais à l'école », raconte l'adolescent de 16 ans, qui maîtrise bien le français.

81 RÉFUGIÉS

Outre une subvention de 45 000 $, le maire a annoncé un plan de concertation dressé en partenariat avec deux organismes pour faciliter l'accueil des réfugiés.

Des 160 Syriens qui ont atterri à Montréal le 12 décembre, 81 personnes issues de 36 familles ont élu domicile à Laval. De ce nombre, un seul a été parrainé par une famille. Tous les autres ont été pris en charge par la Communauté syriaque catholique.

La communauté syrienne de Laval compte environ 4000 membres, soit deux fois moins qu'à Montréal.

Le maire Demers a souligné que Laval arrive au second rang des villes qui attirent le plus d'immigrants au Québec.

La subvention versée profitera au Centre de bénévolat et Moisson Laval (15 000 $) et au Carrefour d'intercultures de Laval (CIL). Les sommes serviront à la gestion des banques de bénévoles et de dons, aux services d'interprètes, à l'embauche d'un accompagnateur pour la prise en charge des réfugiés ainsi qu'à un soutien en transport.

Le maire Demers a défendu la somme allouée aux efforts pour l'accueil des réfugiés. « On s'ajustera selon les besoins et les circonstances, mais le travail effectué par nos organismes vaut plus d'un million de dollars ! », a rétorqué le maire.

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