Saint-Lambert: un rapport évoque une «gestion malsaine»

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Le maire de Saint-Lambert, Alain Dépatie, qui sera appelé à témoigner prochainement.

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Un rapport dévastateur de « diagnostic organisationnel », resté caché jusqu'à ce jour dans les officines de l'hôtel de ville de Saint-Lambert, a été rendu public à la reprise des audiences pour harcèlement au tribunal de la Commission municipale du Québec (CMQ), hier. L'enquêteur externe à l'origine de ce rapport en vient à la conclusion que les « interventions répétées et intempestives du maire [à l'égard du directeur général François Vaillancourt] ont créé un climat de travail malsain ».

Résultat : la Ville laisse perdurer depuis une « situation de gestion malsaine » dont découlent « des inefficacités administratives inutiles », situation qui « transpire déjà auprès des citoyens », écrit Consultation RH Sarto Paradis, firme-conseil en ressources humaines.

Pour en arriver à ces conclusions datées du 20 janvier dernier, l'enquêteur mandaté par le conseil municipal a rencontré sept personnes, dont trois qui ont requis la confidentialité. Sarto Paradis précise que « la prise de rendez-vous avec le maire [Alain Dépatie] a été laborieuse ».

Sa conclusion n'est pas plus reluisante. Selon l'expert en ressources humaines, la réconciliation du maire et du directeur général « semble improbable, voire impossible. » Il ajoute que « la position du maire ne repose pas sur des faits reliés à la performance, mais [sur] des impressions ». À ce sujet, il précise à quelques reprises que M. Vaillancourt a toujours eu le soutien de son équipe.

Les audiences se sont poursuivies en après-midi avec le conseiller Jean Bouchard, « allié de façon silencieuse » du maire Dépatie, comme il l'a dit. Le conseiller élu pour la première fois aux dernières élections a raconté qu'il était journaliste pigiste, spécialisé dans le « human interest » avant son entrée dans l'arène politique.

Au sujet de ses quelques rencontres avec le directeur général, il a dit avoir eu « l'impression d'entrer en contact avec quelqu'un de nerveux ». Évoquant une rencontre peu avant que la cocotte-minute ne saute et que le directeur général ne prenne un congé de maladie, M. Bouchard a déclaré « qu'il était évident que M. Vaillancourt était en détresse » et ajouté qu'il avait l'impression de pouvoir l'aider à se « dégager de cette anxiété exacerbée ».

Les procédures judiciaires qui ont mené à ces audiences ont été lancées par des conseillers outrés par la conduite du maire et du conseiller Jean Bouchard, peu après les élections de 2013. Selon la preuve présentée jusqu'à maintenant, le maire agissait en sous-main pour résilier le contrat du directeur général. Alain Dépatie sera appelé à témoigner aujourd'hui ou demain. Dans un courriel également dévoilé par la CMQ, il s'est opposé vivement au rapport du diagnostic organisationnel, en mentionnant notamment que l'expert n'avait pas rencontré suffisamment de gens à l'hôtel de ville.

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