Mascouche: le maire Marcotte veut rester en poste

Le maire Richard Marcotte brillait par son absence,... (Photo: Édouard Plante-Fréchette, La Presse)

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Le maire Richard Marcotte brillait par son absence, lundi au conseil municipal.

Photo: Édouard Plante-Fréchette, La Presse

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Contrairement à ses homologues de Montréal et de Laval, le maire de Mascouche ne démissionnera pas, malgré les accusations criminelles qui pèsent sur lui. Encore une fois absent du conseil municipal, lundi, Richard Marcotte a éclipsé tous les doutes quant à ses intentions: non seulement il reste en poste, mais il dit maintenant réfléchir aux «préjudices subis par lui et sa famille».

Comme le mois dernier, les citoyens étaient nombreux dans la salle du conseil. Et, comme le mois dernier, le plus haut élu de la ville n'y a pas siégé. Dans un communiqué remis au début de la séance aux représentants des médias, M. Marcotte a évoqué l'hospitalisation du fils de sa conjointe pour expliquer son absence. Selon la loi, il a le droit de s'absenter jusqu'à 90 jours consécutifs sans perdre son salaire, ce qu'il a déjà fait au printemps. Lundi, son siège vide lui a valu les railleries de l'assemblée.

Citoyens et opposants politiques de Richard Marcotte réclament sa tête depuis le mois d'avril, lorsqu'il a été arrêté par les policiers de l'escouade Marteau et accusé de fraude, de complot et de corruption. Malgré les pressions, le maire est intraitable. Plusieurs croyaient qu'il emboîterait le pas à Gérald Tremblay et à Gilles Vaillancourt, qui ont cédé leur place même s'ils ne font l'objet d'aucune accusation. Ils se trompaient.

«Le maire n'annonce pas sa démission et poursuit sa réflexion sur les préjudices qui lui sont imposés à lui et sa famille», lit-on dans le communiqué de presse envoyé par son cabinet. L'élu y accuse de «petits groupes d'agitateurs» de «dénaturer les faits». Il rappelle l'existence de la présomption d'innocence et du fardeau de la preuve.

À Mascouche comme à Québec, on voit les choses autrement. En l'absence du maire, le conseil a décidé à l'unanimité de demander par lettre au ministère des Affaires municipales qu'un élu accusé d'avoir commis un acte criminel nuisible à la municipalité soit suspendu de ses fonctions, sans solde, jusqu'à ce qu'un juge tranche.

En matinée, la première ministre Pauline Marois a réitéré l'intention de son gouvernement de déposer incessamment un projet de loi afin d'empêcher les maires soupçonnés de corruption de poursuivre leur mandat.

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