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Léo Bureau-Blouin veut participer au regroupement de la gauche

La justice sociale, l'éducation, l'environnement et l'ouverture sur... (Photo Marco Campanozzi, La Presse)

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La justice sociale, l'éducation, l'environnement et l'ouverture sur le monde restent au centre de l'engagement de Léo Bureau-Blouin.

Photo Marco Campanozzi, La Presse

Après avoir étudié deux ans à l'Université d'Oxford, grâce à la prestigieuse bourse Rhodes, Léo Bureau-Blouin revient d'Angleterre, plein de projets. Il termine son stage à la Banque mondiale, à Washington. Il se prépare à devenir avocat plaideur. Et il souhaite participer à la reconstruction du mouvement progressiste au Québec.

DES CONVICTIONS RENFORCÉES 

Étudier à l'étranger a renforcé les convictions de Léo Bureau-Blouin. « Les gens me posaient des questions sur le Québec, dit-il. Ça m'a forcé à expliquer en quoi on est différents. Et pourquoi on doit avoir un pays. Ce qui nous rend spéciaux, c'est qu'on parle français en Amérique. J'en suis fier et c'est ce que je veux préserver. » La justice sociale, l'éducation, l'environnement et l'ouverture sur le monde restent également au centre de son engagement. « La planète n'a jamais été aussi interconnectée, dit-il. Et il faut respecter la diversité culturelle et le fait qu'on n'a pas tous les mêmes modes de vie. »

RÉUNIR LES FORCES PROGRESSISTES 

« Je ne sais pas ce qui se passera aux prochaines élections québécoises, précise l'ancien député péquiste de Laval-des-Rapides. Mais si la tendance se maintient, la gauche et le mouvement indépendantiste vont devoir se réorganiser. Ça fait longtemps qu'on le dit. Mais là, ça risque d'être un gros signal d'alarme. Et j'aimerais participer, avec d'autres, à la reconstruction du mouvement progressiste au Québec. » Il y a plein de gens, ajoute-t-il, comme « Gabriel Nadeau-Dubois, Jean-Martin Aussant et Véronique Hivon », qui ont des choses en commun. 

RÉFLÉCHIR À LA SUITE 

Léo Bureau-Blouin souhaite un rassemblement de tous les progressistes pour créer une véritable force de changement. Il constate l'échec du rapprochement entre les péquistes et les solidaires. Mais il estime que les militants doivent réfléchir à la suite des choses. Car « le statu quo est intenable », tant pour l'avenir de la social-démocratie au Québec que pour les questions constitutionnelles avec le Canada. Son approche est pragmatique. « Est-ce qu'on veut juste avoir raison, ou gagner et progresser ? demande-t-il. Ne pas faire de compromis sur ses convictions, c'est perdant comme stratégie. Pendant ce temps, les libéraux et la CAQ raflent tout. »

UN NOUVEAU PARTI ? 

S'agira-t-il d'une alliance ou d'un nouveau parti ? « Ça reste à voir, dit-il. Le but n'est pas de se battre pour un logo ou pour une marque de commerce. On se bat pour des idées. » Ce combat, Léo Bureau-Blouin n'a toutefois pas l'intention de le livrer, à court terme, dans l'arène politique. « Je ne pense pas me présenter aux prochaines élections québécoises, dit-il. J'ai été élu à 20 ans. J'ai été exposé très jeune. C'est très formateur, mais c'est aussi très usant. » Il prévoit, tout de même, être candidat un jour. « Ce n'est pas un sprint, dit-il en souriant. C'est plus un marathon. »

UN BAGAGE IMPRESSIONNANT 

Pour avancer vers ses objectifs, il possède, à 26 ans, un bagage impressionnant. En 2012, il est leader étudiant lors du printemps érable. Puis, la même année, il devient le plus jeune député de l'histoire de l'Assemblée nationale. Après un diplôme en droit de l'Université Laval, il obtient la bourse Rhodes. Cette rare distinction est accordée aux étudiants ayant de grandes aptitudes intellectuelles et un sens du devoir. Elle lui permet d'étudier à Oxford, un haut lieu universitaire. Il y fait deux maîtrises. « Une en droit économique, portant sur le commerce et la finance internationale, dit-il. L'autre en politique publique. »

PARCOURS À L'INTERNATIONAL 

Pendant son séjour, il assiste aux conférences de David Cameron, Hillary Clinton, Bernie Sanders, Stephen Hawking, entre autres. Et il voyage beaucoup : en Europe, au Pakistan, en Turquie, en Chine, en Israël, etc. « J'ai beaucoup appris et ça m'a ouvert les yeux sur le monde », dit-il. En ce moment, il achève un stage à la Banque mondiale, à Washington. Son travail de recherchiste, en lien avec sa scolarité, porte sur les réformes économiques à appliquer dans les « États fragiles », comme Haïti. Il sera de retour au Québec cet automne pour passer l'examen du Barreau.

CHANGER LE SYSTÈME DE L'INTÉRIEUR

En 2019, Léo Bureau-Blouin partira pour un stage d'un an à Ottawa. Il a été sélectionné pour être un des auxiliaires de recherche de Richard Wagner, juge en chef de la Cour suprême. À son retour, il entrera au cabinet montréalais Woods, spécialisé dans les litiges commerciaux. « Je veux être avocat plaideur, dit-il. C'est un bon endroit pour apprendre à débattre et à convaincre. » Et il participera aux débats de société. « Mon maître à penser, Saul Alinsky, a dit que les vrais révolutionnaires ne se vantaient pas de leur radicalisme. Ils se coupent les cheveux, enfilent un costume, et ils changent les systèmes de l'intérieur. Moi, je suis très à l'aise avec l'idée d'être un révolutionnaire à cravate. »




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