Lisée concède que Couillard a changé le Québec, mais pas pour le mieux

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Le chef du Parti québécois, Jean-Francois Lisée

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La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Le chef péquiste Jean-François Lisée concède que le gouvernement de Phillipe Couillard a marqué le Québec - mais pas pour le mieux.

Interrogé vendredi sur l'usure du pouvoir au sein de son gouvernement, le premier ministre avait répliqué que ses adversaires étaient issus d'un autre siècle.

Les chefs du Parti québécois (PQ) et de la Coalition Avenir Québec (CAQ) ont tous deux fait leurs débuts en politique avant les années 2000, tandis que M. Couillard a lancé sa carrière d'élu en 2003.

Le chef libéral a alors posé sa formation comme celle qui incarne le changement.

Jean-François Lisée reconnaît que les gouvernements de Philippe Couillard et de Jean Charest ont changé le Québec - et il s'en désole.

Il leur reproche d'avoir «socialement fragilisé» la province, notamment en démantelant les instances de concertation régionale et en laissant «pourrir les problèmes» identitaires.

«Le Parti québécois, chaque fois qu'il vient au pouvoir, a des réponses aux défis contemporains, a-t-il maintenu. Nos propositions sont au diapason des besoins actuels du Québec.»

En entrevue avec La Presse canadienne, il a cité en exemple sa proposition pour le réseau de santé, qu'il juge à l'opposé de l'approche centralisatrice et «dépassée» M. Couillard et de son ministre de la Santé, Gaétan Barrette.

«On veut donner aux 200 000 professionnels - les infirmières, les pharmaciens, les psychologues, les paramédics et les autres - plus de pouvoirs et d'autonomie pour désengorger le système. Ça, c'est une idée qui n'était pas courante au siècle dernier», a-t-il soulevé.

Les années 1990

Selon M. Lisée, dresser cette comparaison entre leur carrière n'était pas dans l'intérêt du chef libéral puisqu'elle illustre qu'il a «davantage servi le Québec».

M. Lisée rappelle qu'à son arrivée en politique, il a été conseiller des anciens premiers ministres Jacques Parizeau et de Lucien Bouchard, dont il énumère les réalisations avec fierté, citant en exemple le régime d'assurance-médicaments et l'adoption de la loi sur l'équité salariale.

M. Lisée a également saisi l'occasion pour brandir le spectre du passé de M. Couillard à l'étranger.

«Si j'étais M. Couillard, je n'attirerais pas l'attention sur ce que les uns et les autres ont fait dans les années 1990 parce que lui avait choisi d'être en Arabie saoudite et de donner ses talents à une monarchie misogyne et obscurantiste», a-t-il avancé.

M. Lisée a aussi rappelé que M. Couillard avait alors placé 600 000 $ dans une île considérée comme un paradis fiscal, tel que révélé en 2014 par l'émission Enquête de Radio-Canada.

La CAQ n'a pas souhaité réagir aux propos de M. Couillard.




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