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PLQ: un important remaniement pour l'année électorale

Philippe Couillard et sa garde rapprochée planchent sur... (Photo François Roy, Archives La Presse)

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Philippe Couillard et sa garde rapprochée planchent sur leur plan d'action à la veille de l'année électorale.

Photo François Roy, Archives La Presse

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(QUÉBEC) Philippe Couillard et sa garde rapprochée planchent sur leur plan d'action à la veille de l'année électorale. Un important remaniement ministériel est au menu pour le mois de juin, tout de suite après l'ajournement des travaux à l'Assemblée nationale.

Peu de temps après, le secrétaire général du gouvernement Roberto Iglesias compte annoncer un rebrassage des cartes au niveau des sous-ministres et de la haute fonction publique. Cette opération suit naturellement des changements de figure autour de la table du Conseil - le ministre et le sous-ministre doivent former une équipe solide.

Troisième étape, à la rentrée parlementaire de l'automne, en septembre, le gouvernement se prorogerait pour démarrer la dernière année avant l'élection d'octobre 2018 avec un nouveau programme, à l'aide d'un message inaugural, confient des sources proches du Conseil exécutif, l'équivalent du ministère du premier ministre.

Depuis les élections du printemps 2014, les stratèges de Philippe Couillard ont maintes fois tergiversé, tentés par le scénario d'insuffler un nouvel élan au gouvernement. Mais dans la plupart des cas, ils ont battu en retraite, remettant à plus tard les grandes manoeuvres. Aux Fêtes l'an dernier, on avait envisagé une opération d'envergure, mais on s'était finalement contenté de retrouver une place à Pierre Moreau, absent du Conseil des ministres pendant près d'un an pour des raisons de santé. « C'est le jour de la marmotte. Le scénario de décembre dernier revient ! », a laissé tomber spontanément un mandarin.

L'opération forcera bien des élus qui ne souhaitent pas se représenter à annoncer leurs couleurs plus tôt que prévu. 

Lise Thériault avait laissé entendre qu'elle réfléchissait, mais elle a récemment indiqué qu'elle revenait. C'est moins clair pour Rita de Santis, Jacques Chagnon, Julie Boulet, Guy Ouellet et Pierre Reid. Norbert Morin, député de Montmagny, ne reviendra probablement pas, et Christine St-Pierre, dont le conjoint a eu de graves problèmes de santé, hésite encore, entend-on. Le départ de Jacques Chagnon ou de Rita de Santis réglerait un problème : Pierre Arcand et Hélène David ont tous deux l'intention de revenir ; or la nouvelle carte électorale fusionne leurs deux circonscriptions. Quant à Pierre Paradis, son retour apparaît improbable.

Les confidences semées par Roberto Iglesias dans l'appareil ont réactivé dans les cercles libéraux les rumeurs sur d'éventuelles promotions ou rétrogradations. Les libéraux ont de sérieux problèmes dans la région de Québec ; au cabinet de Philippe Couillard, on a les yeux sur Véronyque Tremblay, ex-animatrice de télévision, élue dans le château fort caquiste de Chauveau. À Québec toujours, Philippe Couillard devra se brancher sur l'avenir de Sam Hamad, l'un des principaux responsables de sa campagne à la direction. Apprécié dans la capitale, M. Hamad a été malmené par le commissaire à l'éthique pour son rôle dans l'aide à Premier Tech.

Un autre banni du Conseil des ministres aurait d'excellentes chances de retour : chassé des Transports, Robert Poëti, député de Marguerite-Bourgeoys, serait en lice pour une limousine. Ses collègues ont oublié le rôle trouble qu'il a joué au printemps 2015, dans la pagaille au ministère des Transports, quand son successeur Jacques Daoust était aux commandes. Dans les sondages d'opinion, les électeurs ont toujours été favorables à sa réintégration.

À Montréal encore, Marie Montpetit, élue dans Crémazie (désormais Maurice-Richard), est en montée, elle aura besoin d'un coup de pouce si le péquiste Paul St-Pierre Plamondon décide de se présenter dans la circonscription où il réside - à moins qu'il ne revendique Borduas.

Isabelle Melançon (Verdun) et Marc Tanguay (Lafontaine), ex-président du Parti libéral, sont aussi manifestement sur une pente montante, mais leur entrée au Conseil n'est pas acquise.

En Outaouais, André-Pierre Fortin, secrétaire parlementaire du ministre Carlos Leitão, est presque assuré d'une promotion.




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