Lisée accuse Couillard d'être déconnecté de sa base électorale

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Jean-François Lisée a soutenu mercredi que Philippe Couillard a manqué de respect envers 51,6 % des électeurs libéraux qui, selon l'enquête, sont favorables à la proposition Bouchard-Taylor.

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Alexandre Robillard
La Presse Canadienne
QUÉBEC

Fort d'un sondage qui montre un appui majoritaire de répondants libéraux à une interdiction des signes religieux, le chef péquiste Jean-François Lisée a accusé le premier ministre Philippe Couillard d'être déconnecté de sa base politique.

M. Lisée a soutenu mercredi que son adversaire a manqué de respect envers 51,6 % des électeurs libéraux qui, selon l'enquête, sont favorables à la proposition Bouchard-Taylor.

«On se rend compte que le niveau de déconnexion du premier ministre est quand même considérable», a-t-il dit dans un point de presse.

Selon le chef péquiste, M. Couillard a tourné le dos au consensus de la société québécoise quand il a rejeté un appel de l'opposition pour appliquer la position Bouchard-Taylor, la semaine dernière.

«N'eût été de l'intransigeance et de l'irrespect de M. Couillard face à des opinions contraires, nous étions à quelques pouces de l'unanimité sur un socle commun sur les signes religieux, a-t-il dit. Et il a décidé de rompre, d'empêcher ce consensus. Il a décidé de tourner le dos à la majorité des Québécois et la majorité de ses propres électeurs.»

Le sondage, réalisé la semaine dernière auprès de 750 répondants, indique qu'une majorité d'entre eux, toutes sensibilités politiques confondues, seraient en accord avec une interdiction du port des signes religieux pour les fonctionnaires disposant d'un pouvoir de coercition.

Au total, 63,2 % sont favorables contre 36,8 % qui s'y opposent, indique l'enquête commandée par le Parti québécois à la firme Repère communication.

Aux journalistes, M. Lisée a affirmé que le PQ proposera d'aller de l'avant avec ce projet, lors de la prochaine campagne électorale.

«Qu'est-ce qui sera principal ou secondaire, c'est trop tôt pour le dire, a-t-il dit. On va voir comment les choses évoluent jusque-là, mais c'est certain que ça fait partie de notre programme. On va le présenter avec fierté puis on va dire: nous, on va faire ça, là où M. Couillard a échoué.»

En chambre, mercredi, M. Couillard a répété que le consensus se situe autour de l'exigence du visage découvert dans les services publics, comme le propose le projet de loi 62.

«La population, elle veut qu'ici on arrête de se préoccuper, pendant des heures et des heures, de cet enjeu artificiel et qui n'existe pas, concrètement, devant nous», a-t-il dit.

Selon le premier ministre, le sondage du PQ ne devrait pas servir à prendre des décisions qui concernent les minorités culturelles.

«La pire chose à faire, dans une démocratie, c'est de prendre des décisions sur les minorités basées sur des sondages, comme ils ont probablement fait avec leur infâme charte (des valeurs)», a-t-il dit.

Selon le sondage, réalisé du 15 au 18 février, 70 % des électeurs péquistes sont favorables à la position Bouchard-Taylor, contre 75 % de ceux de la CAQ et 74,4 % de partisans de Québec solidaire.

La marge d'erreur est de 2 % à 3 %, 19 fois sur 20, a indiqué M. Lisée.




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